CHAPITRE IX. — Bosquet intendant de Languedoc
Une émeute à Montpellier 191
Réunion des Etats à Narbonne (1645). — Dispositions peu favorables des députés. — Discours habile du maréchal de Schomberg. — Bosquet appuie ses conclusions. — Le Languedoc n'a qu'à se féliciter d'être gouverné par un prince du sang. — Il doit montrer sa reconnaissance en accordant au Roi les impositions demandées. — Ce qu'il faut penser des louanges de Bosquet à l'adresse du duc d'Orléans. — Réponse de l'archevêque de Narbonne. — On se prononcera sur la demande de subsides après examen. — Plaintes des députés au sujet du monopole des grains. — Concussions et violences des gardes des gabelles. — Levée
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arbitraire de taxes pour la décharge du ban et de l'arrière-ban. — Les traitants. — Insupportables vexations des rogneurs de monnaie à Nimes, à la suite d'une ordonnance de Balthazard en leur faveur. — Protestation de Jean deRouvérié, seigneur de Cabrières, consul de Nimes. — Vote des fonds des étapes. — L'Assemblée refuse de voter la somme réclamée pour l'entretien des quartiers d'hiver. — Projet d'accommodement avec la cour. — Résistances du Tiers. — Lettre de Bosquet à Séguier. — Il est tenu en suspicion par le maréchal de Schomberg. — Considération dont il jouit dans la province.— Opposition faite par les Etats à la nomination de Richer de Belleval comme i'^'^' consul à Montpellier, le duc d'Orléans l'ayant imposée au conseil de ville. — Richer de Belleval n'en est pas moins maintenu. — Perception trop rigoureuse du droit de joyeux avènement. — Une émeute contre les pa/'^/sa/z^ à Montpellier. — Belle conduite de Schomberg. — Bosquet lui rend hommage dans une lettre au Chancelier. — La sédition est apaisée. — A quelles conditions. — Sages concessions du Gouvernement.
CHAPITRE X. — Bosquet intendant de Languedoc (suite). Assemblée des Etats à Pézenas (164^-1646). — Bosquet renonce aux fonctions civiles et entre dans l'Eglise 223
La popularité de Bosquet se maintient. — Le Gouvernement s'en offusque. — Attaques et calomnies nouvelles de Balthazard. — Le surintendant des finances M. d'Emeri. — Il s'en prend à Bosquet de l'insuccès de ses mesures. — Bosquet est sacrifié ; mais on y met des formes. — Ses pouvoirs lui sont continués jusqu'après la session des Etats, malgré la nomination de son successeur, M. de Breteuil. — Singulière justice des gouvernements despotiques. — Lettre deBosquet à Séguier: Dejectus siim duin allcparer. — Surexcitation des esprits en Languedoc et appréhensions du Pouvoir. — Les Etats à Pézenas. — On veut peser sur leurs délibérations par la terreur. — Discours et reproches du maréchal de Schomberg. — D'Aligre demande des subsides pour l'entretien des quartiers d'hiver. — Menaces qu'il adresse à la province. — Réponse de l'archevêque de Narbonne. — Impuissance du Languedoc. — Saisissante peinture des exactions et des violences des Partisans. — Viduain et adpcnam intcrfecerunt, et pupillos occiderunt. — Les Etats refusent l'impôt de j. 000. 000 auquel on prétend les contraindre. — D'Aligre fait de nouvelles menaces. — Délégation des
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Etats auprès des commissaires de Sa Majesté. — Ceuxci s'adoucissent. — I^es députés votent une imposition de 600.000 livres, payable en deux annuités. — Sentiment de Bosquet sur ce vote. — L'impuissance de la province est manifeste. — Brutalité des gabeleurs à Nissan. — On parle de transférer les Etats à Tournon. — La sagesse et la modération paraissent devoir l'emporter. — Nouvelles vicissitudes. — Des catastrophes sont à craindre. — Enfin l'on transige. — Les Etats consentent à donner un million. — Bosquet, rentré en grâce, n'en résigne pas moins ses fonctions. — Candidat pour l'évéché de Lodève, il revient à Paris, où il est ordonné prCtre au bout d'un an. — Ses mérites et ses vertus. — Espérances qu'il autorise. — Un dernier mot sur Balthazard.
CHAPITRE XI. — Jean Plantavit de la Pause, évêque de Lodève. — François Bosquet est appelé à lui succéder 2)3
Gérard de Robin, prédécesseur de Plantavit de la Pause sur le siège de Lodève. — Biographie de ce dernier. — Rapports des catholiques et des protestants à Béziers, au moment où Plantavit vint y exercer le ministère pastoral. — Ses controverses avec le régent des Jésuites dans le salon de sa propriétaire. — Elles ne tournent pas à l'avantage de la Réforme. — Plantavit aux prises avec le doute. — Il consulte et il étudie. — Ses hésitations. — Le coup de foudre. — Comment il se révèle catholique dans un sermon. — Il entre dans les ordres. — Diverses étapes de sa carrière. — Sa nomination à Lodève. — Compromis dans réchauffourée de Montmorency, il est condamné à l'exil. — Impression ineffaçable qu'il garde de cet événement, même après sa rentrée en grâce. — Il songe à se donner un coadjuteur. — Ses négociations avec l'abbé Desmarets. — Bosquet, avisé de ses intentions, se met sur les rangs. — Plantavit oppose l'un à l'autre les deux candidats, en vue d'obtenir les conditions les plus avantageuses. — Il est obligé de donner sa démission et accorde la préférence à Bosquet. — Difficultés que rencontre la nomination de celui-ci. — Situation générale des esprits, — Calme relatif en province. — La Fronde à Paris. — Dangers courus par Séguier. — Impressions de Bosquet à la suite de cet événement. — Il s'occupe encore des intérêts du Languedoc. — Curieuses moeurs du temps. — Nécessité pour l'Eglise d'avoir de saints évêques. — Sacre de Bosquet à Narbonne.
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