‹ François BoucherChapitre 104 sur 283 · Le Lever du Soleil · texte numérisé non relu

Le Lever du Soleil

Apollon, sortant des bras de Thétis, reçoit sa lyre des mains d’une nymphe avant de monter sur son char, dont la première Heure du matin lui tend les rênes. C’est en vain que les amours, les nymphes et les tritons, se jouant au milieu des ondes, cherchent par leurs séductions à le retenir dans l’humide séjour.

— Le Coucher du Soleil.

H. 2m95. L. 2m68. — Thétis, toute joyeuse de revoir son divin amant, le reçoit sur une conque marine, qu’entourent des nymphes. Le dieu n'arrive pas assez vite au gré des amours impatients qui volent au-devant de lui pour l’attirer auprès de sa maîtresse, sur laquelle la Nuit, planant dans les airs, jette déjà un voile mystérieux.

Ces toiles, qui ont longtemps orné la galerie de Mme de Pompadour, semblent avoir été faites pour la favorite, dont Boucher a reproduit les traits sous ceux de Thétis.

Exposés au Salon de 1753 et comme devant être exécutés en tapisserie aux Gobelins.

Lors de la vente de Mme de Pompadour, ils figuraient sous le n° 16 du catalogue. Vendus 9.800 livres, à M. de Saincy.

Depuis ils ont été en possession du chevalier d’Orlemont et vendus en 1833. Nous les retrouvons chez le baron de Comailles. A sa vente, en 1855, ils font 20.200 francs.

Exposés en 1860, chez Martinet. Ils figurent aujourd’hui dans la collection Richard Wallace.

2o1. Le Lever du Soleil.

T. H. o"72. L. o"60. — Esquisse de plafond.

Vente du 28 décembre, 1785.

Collection de M. J***, 1869.

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