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François Coppée

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FRANÇOIS COPPÉK

QUELQUES POÈTES COMTBMPORAIMS

François Coppée Le plus populaire de nos poètes est né à Paris le 12 janvier 1842. Après avoir fait ses études au lycée Saint-Louis, il entra comme sumuinéraire au toInîstôro de la guerre. Ses débuts furent difficiles : il va nous les conter en un prochain volume de souvenirs.

Après avoir collaboré au Pâmasse coniemporaitx^ en 1S66, il publia son premier recueil personnel : le Jieliquaire suivi d'IntimUés et de Foéniet moderne^ eirodéon jouait en 180§ son premier essai dra^rck a.tique, le Passant^ interprété comme on le sait, et . -demeuré s uccSs l^^^endairv. Enuraérpos sifnpieiz&crvit

les pièces qui vinrent ensuite avec des se ■ ^

^'férents ; Deux douleurs, en 1870, a la CoTrn?^iXif>,

Française; Fais ce que dois, en 1871, à TOdéon • V^j^J"

bandonnée, en 1875, au Gymnase; le Pe/i(mrti-iy^^ -""

à l'Odéon, avec Armand d^Artofs, et le LuiïuiT^ ^^

\ Crémone, à la Comédie-Française, en 1877; la Gu^^J ;*

de cent ans, avec A. d'Artois, en 1878; le Trésor* ' *

1 1880 ; le baUet de la Korrigane, en 1881, et Afjn!^ ^

l JÊaintenon, cinq actes en vers,' Severo Toreli-i ^^

\ 1883 ; les Jacobites, en 1885 ; le Pater, scène tirée tls^*^

I épisode de la Commune, interdite après sa ''toe^^^ /^

[ aux Français; enfin, Pour la couronne, en 1896. ^^o^

Deux romans : Une idylle pendant le siège, etx i^^ Tonit une jeunesse, récit à peu pr^s autobjo ^; phique en 1890, et encore une édition d'artl^^S^^^ vers : la Bonne souffrance. ^^s ^^

Les ouvrages poétiques de François Coppée sont multiples : de nombreuses scènes dramatiques par-, tout récitées depuis vingt ans; les Humbles, en 1872, le Cahier rouge, en 1874, Arriére-saison, plusieurs recueils connus de ses contes et de ses poèmes. Il fut u]>eertain. temps attacké àlabibliothèque du Sénat, puis archiviste à la Comédie-Françaîse qu'il quitta avec quelque Bruit; TAcadémie, enfin, Félut» en févrieu 1884^ au fauteuil de Victor de Laprade» et la . croix de comma&deur lui fut récemment accordée. On sait (|u*E ne se désintéresse en lien des polémiques de rheure actuelle; il ne cesse de prodoîre. Voîcl son dernier sonnet, détaché de ralbum du grand tragédien Mounet-Sully, sur lequel le poète ravadt Inscrit ces Jours passés.

A SBOmST-SUlXY

I Après une représetUatiasi ^la* Grève des forgerons »

Voilà près de trente anacpik'oii s*aime, s*il vous plaît. Je revois TOdéoa du toed de ma mémoire ; Alors mon Forgeron contai sa sombre histoire En empruntant la voix d*iairain de Beauvallst.

En ee temps-là, Tartiste «a vous s» révélait Déjà, mais nous étions peu nombreux à le croire: Puis ua iour, tout à coup, vous montiez dans la gloixe ; , Vous* étiez Hemam, Ruy Blas, CEdipc, Hamlet

; Enfin^ môB cher AtouneC, voaa eûtes la caprica [ D'être le père Jean parïsmt à la Justice. C^âce à vous, xnon récit tout simple eat devenu

Un drame de pitié, de terrem", de tondresse... Leibeau triomphe!... Et moi, j'écoutais, tout ému, Mon vieil ami disant les vers de ma Jeimesse...

« J'ai été le témoin de cette simple et noble vie. »

F. CoHPÉE. Discours aux orpJxliiics d'Ahace-LorraUic, an Vc'sitiei, 22 juin iSS).

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