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mot, à sir William, les paroles du gouverneur, il demanda une réponse écrite.
—Allez ! lui dit lecomte de Frontenac, dont l'indignation si longtemps contenue se faisait jour enfin, allez! Je vais répondre à votre maître par la bouche de mes canons ! Qu’il apprenne que ce n’est pas de la sorte qu’on fait sommer un homme comme moi ! *
—Messieurs de Bienville et d’Orsy, dit-il ensuite à ceux-ci, reconduisez monsieur avec les mêmes égards et les mêmes précautions qui ont accompagné sa descente à terre.
Quand il entendit prononcer le nom de Bienville, Harthing lança un regard haineux à ce dernier. Dent-de-Loup, qui luimême tenait ce renseignement de Boisdon, lui avait appris que François était le fiancé de Marie-Louise d’Orsy.
Une demi-heure plus tard, Harthing rejoignait de nouveau sa chaloupe, après‘avoir toutefois circulé à satiété parmi les chausse-trapes et les chevaux de frise qui semblaient naître sous ses pas.
—Au revoir, d'Orsy, grommela l'Anglais
* Historique.
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hors de lui, en mettant le pied sur son embarcation. Et son regard acéré alla tâter celui de Bienville, qu’il rencontra prêt à la riposte.
—AÀ bientôt, monsieur Harthing, répondit courtoisement le jeune d’Orsy, qui salua le parlementaire et lui tourna le dos pour revenir à la ville.
—Cet Anglais ne me plaît pas d'i tout, dit alors Bienville à son ami. |
—Peut-être te plaîra-t-il encore moins, quand tu sauras qu’il est la cause du cri que ma sœur à jeté tantôt en le voyant.
—Oh! enfin ! enfin! dis-moi par quelle fatalité cet homme...
—Mystère! pour le moment, mystère! interrompit d'Orsy. Et d’un bond, il s’élança sur la levée, que son canot venait d’accoster.
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