‹ Francois Jaffier drame en cinq actesChapitre 41 sur 46 · JAFFIER, L’HOMME AU MANTEAU · texte numérisé non relu

JAFFIER, L’HOMME AU MANTEAU

JAFFIER. Il est-là, dis-tu ?

l’homme. Us viennent de le faire entrer par la porte du jardin.

j.vffier. Où l'a-t-on rencontré?

l’üomme. A quelque distance de l’hôtel de M. de Sartines.

jaffier. S’cst-on facilement rendu maître de sa personne?

l’homme. Il a tiré son épée pour se défendre; en essayant de la lui arracher, on l’a blesse légèrement au bras.

jaffier. Si nos gens te demandent les raisons de l’ordre qu’ils ont reçu, dis-leur que c’est une justice.

L’nüMME. Je le leur dirai.

jaffier. S’ils le demandent ce que deviendra Scipion, dis-leur que j’ai donné à son geôlier la moitié de ce qui me restait (s’il l’avait fallu j’aurais donné tout!), et que demain Scipion sera libre!

l’homme, faisant un pas pour sortir. Je le leur dirai.

jaffier. Encore un mot. . . N’est-ce pas toi qui es venu chez ma fille il y a trois jours?

l’homme. C’est moi.

jaffier. Qu'avait-elle à te dire ?

l’homme. De lui faire une clef sur une empreinte en cire qu'elle m’a donnée.

JAFFIER. Nous reparlerons de cela tontà-l’heure; ils peuvent l’amener... va!

(.f ru/.) Oui, c'est une justice ; et cependant mon coeur bondit dans ma poitrine, et ma main se crispe sur ce poignard, comme si ce n’était qu'une vengeance !

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