LE CHEVALIER , LÉONCE
le chevalier. Ils m’ont promis le secret, Léonce ; mais tu m’as vivement afflté. 11 faut qu’il y ait bien de l’amertume ans ton esprit quand tu songes à M“* Duresnel !
LÉONCE. Oui, oui.
le chevalier. Les menaces de cet inconnu m’inquiètent.
LÉONCE. Plaise à Dieu qu’elles se réali-, sent, et que je sois délivré de cet insupportable fardeau de la vie... Il peut me tuer sans faire un grand crime. . . qui me pleurera ? ni une mère.... ni une maîtresse.
le chevalier. Mais tes amis ?
LÉONCE. Oui, toi peut-être. ..
LE chevalier. Allons, allons , faut-il mourir parce qu’on a été trompé par une femme? Jour de Dieu! toutes celles de ce temps-ci deviendraient trop tût veuves!...
DE SAnTINES, entrant, à Léonce. J’ai deux
mots à vous dire ( Au chevalier.) Vous
permettez...
LE chevalier. Comment donc ?
faites. A demain, Léonce! (En s‘cn allant.) Dubois, Dubois, mou costume.
(Il sort.)
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