SCÈNE PREMIÈRE
LE CHEVALIER, puis FRANÇOIS.
LE CHEVALIER, entrant précipitamment. Il dte son masque.
Personne ne m'a vu, pas même ce paysan. (Regardant autour de lui.) Chez elle ! me voici chez elle. J'y suis venu, dans des jours bien différents, faire, comme on dit, ma cour; aujourd'hui, qu'est-ce que j'y viens faire? C'est ici qu'elle m'a donné cette bague, que je viens lui rapporter. Si pourtant elle n'aimait pas Guidie?... Ohl mais sil elle l'aime, elle l'aime I je sens son bonheur à ma souffrance I Elle l'aime! elle va le voir, toute palpitante de joie et de peurl.,. NonI cela ne sera pasi j'ai dit que cela ne serait pasl (n s'approche du dressoir.) La tasso OÙ personne ne boit qu'elle t elle a
posé là mille fois ses lèvres! (Il va pour approcher la tasse de sa bouche,
mais il l'écarté et la replace arec respect.) Oh! adorable, adorable Créature ! plutôt que de vivre pour lui , meurs par moi ! (ii tire d'un étui de métal un papier qu'il froisse convulsivement.) Empoisonner, non le breuvage, mais le vase, et, par le seul frottement d'un bout de papier... II y a des misérables qui inventent froidement ces choses! Et moi, moi qui vais m'en servir! N'importe! le moyen est vil, l'action est infâme, mais la cause de l'action, cette passion farouche et pure, non, elle n'est pas infâme et vile! — Mais alors pourquoi ma main tremble-t-elle et ne veut-elle pas m'obéir? (n est debout près du dressoir, n jette un cri en voyant n>ançois qui entre. Il n.'a que le temps de rajuster son masque.)
F1ANÇ0I8.
Ah! OHMiêieur de Guichet vous encore! et ici t ici! —Oh! osais vous voulez donc la tuer I Dites, voulez-voQS la tuer? — Vofoos, écotttM, je lui ai dit votre désespoir, elle vous a pardcmod; Toua^ savez coonme elle pardonne ! — N'est-ce pas assez encore? Eh bm, éHB pMn à voua, elle parle de vous, souvent, toujonsl
LE CBBVALIEE, om ul ori MW«.
Ohl... (D»«i pwl» frénétique. S timm arec 1« ptptflr Icv bosi» d« la taâm , i^tm tm iMi M hê$m^ 9t rtplae» la lovt tar le draaaoir.)
Et maintenant, si vous restez, vous êtes un ingrat et m ia^e!
(La cheraliar, avec un «ouTament déteapérév «s <irifo rm la porta da taaé^ Ah !
Dieu soit loué! il m'a compris! mais que je sois sûr qu'il s'éloigne! (n toit la cbaralirr.J