‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 42 sur 118 · FRANÇOIS, PUIS MADAME · texte numérisé non relu

FRANÇOIS, PUIS MADAME

FRANÇOIS, seuL

Oh! les chérubins doivent avoir cette fîgure-là! Seulement, il paraîtrait qu'on aime aussi les pêches en paradis. Bah ! elle a bien fait de les prendre, elle! — Oui, mais qui de dix-huit emprunte trois fois six, il ne reste... pas même le panier. — Dieu du ciel! et voilà Madame I

MADAME, entrant.

. Ah ! François les Bas-Bleus I

Oui, Altesse, François... les pèches, (a put. m repr^ant) Non! François sans pèches.

Madame.

Soyez le bienvenu, j'ai à vous parler, mon ami.

A moi? ohl tant mieux donc! tant mieux! parce que, voyezvous, Madame, j'ai beau n'être qu'un paysan, ahl quand vous me parlez, je suis duc et pair, et quand vous me souriez, je suis roi.

MADAME

On m'a dit, François, que les vendanges ouvraient chez vous demain.

On vous l'a dit? C'est pourtant vrai! on est très-bien informé à la cour.

MADAME

Je ne suis jamais allée, moi, à des vendanges. Est-ce joli?

Oh! magnifique! ohl si vous connaissiez la campagne!

Eh bien mais, et Versailles?

Euh I Versailles c'est la campagne, ^omme M. de Guiche est un campagnard. — Mais, Madame, qu'est-ce que j'entrevois? E8t-<» qu'il serait possible que?... Oh! non!

MADAME

Écoutez, je peux me fier à votre dévouement, n'est-ce pas?

Ça, oui, par exemple! et vous pouvez en user et en abuser, allez! vous n'en verrez jamais la fin.

MADAME

Eh bien, je veux vous demander... Le roi! Tenez-vous un peu, là, à l'écart.

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