‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 44 sur 118 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ITÀDAHE.

Eh I que me fait M. de Guiche,^Sire t je pense bien~à M. de Guicbe, en vérité ! Mais Votre Majesté ne voit-elle pas que, par la faute d'une seule, toutes les filles.de noblesse et de bon renom qui m'entourent vont se trouver soupçonnées. Voilà M. le marquis de > Nantouillet qui doit épouser mademoiselle de Montalais ; demandez-lui s'il accepte une pareille confusion.

NANTOUILLET

Je ne Tai pas aperçue encore, mademoiselle de MontalaisI

MADAME

Je ne puis donc me résigner, Sire, — et c'est tout simple I — à garder là , près de moi, dans ma maison, dans mon intimité, la coupable, quelle qu'elle soit.

J'avais pris la chose moins sérieusement, mais je comprends votre courroux, Madame. Poursuivons donc notre recherche, non pour étendre le scandale, mais pour l'arrêter et le punir.

Mon Dieu! mon Dieu!

LE ROI

Venez-vous, Madame?

MADAME

J'ai fait tirer, l'autre mois, une loterie de bijoux; je vais demander à maliemoiselle de Montalais la liste des lots. Je rejoins à l'instant Votre Majesté.

LE R O I , en remontant, au cheTalier et au marquis.

Maintenant, messieurs, je^^ous réponds que nous saurons tout

d'ici à un quart d'heure. (Ils rentrent dans la galerie.)

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