ACTE DEUXIÈMli
J'ai réfléchi, j'ai changé d'avis. '
GUI G HE, blessé.
Ah!
MADAME
Vous avez, monsieur le comte, deux ou trois billets de moi, sans doute fort innocents , mais qu'il ne me parait pas séant de laisser entre vos mains. J'ai à vous demander de me rendre ces lettres en reprenant les vôtres.
GUICHE
Oh! mais, depuis un quart-d'heure, que s'est-il donc passé? Qu'avez-vous à me reprocher. Madame ?
MADAME
Je n'ai aucun droit de vous faire des reproches , vous n'avez aucun droit de me faire des questions. «
FRANÇOIS, à lui-môme.
Et ne pouvoir parler !
GUICHE
Ainsi, je serai condamné et je n'en saurai pas mèm&la cause ! * Ainsi, je souffrirai mortellement^., pour un caprice !
FRANÇOIS, à part.
Oh 1 le malheureux I
MADAME
Soit! le caprice est de mon côté, la souffrance du vôtre. Mais les instants pressent. Où et quand me rendrez-vous ces lettres ?
Eh bien. Madame, — s'il en est ainsi, — je vous les rendraL.. je vous les rendrai à Colombes, à la vigne de François, et pas autre part!
Oh!
MADAME
De VOUS, comte , -une telle violence!
56 F..ÂNgOIS LES BAS-BLEUS
GUICHE
Elle vous donne la mesure de ma douleur I
Alerte I le roi !
MADAMB.
Vit) ei \
GUICHE
Fuir! pour qui préserver?
MADAME
Restez donc, pour me perdre.
FBANÇOIS.
Allons! pour la sauver, sauvez-vous 1
GUICHE
Ah I partir sans rien savoir ! (n s'éiance dehors.)