ACTE DEUXIÈME
£h bien, sur ma vie, Madame, M. de Guiche ne vous a pas menti : il est resté à Péronne ces quinze jours, il n'est revenu ^ue de ce matin, il n'a donc pas pu voir hier mademoiselle de Montalais ; le roi, en donnant sa parole, ne vous trompait pas, mais on l'avait trompé ; c'est tout ce que je peux vous dire, mais c'est la pure vérité.
MADAME
Ahl merci! ahl je vous crois I vous voyez bien comme je vous crois I Mais aussi c'est l'évidence même ce que vous dites. Oui, le comte était sincère, sa colère même avait raison, ma pauvre Mohtalais non plus n'est pas coupable. Ohl je renais, je respire. François, ne dites rien à M. de Guiche, rien, vous entendez, je vous en prie I c'est à moi, à moi seule de réparer mon injustice et ma ëruauté. Oh ! merci encore I quel bonheur ! quel bonheur I il n'y eu d'injuste et de cruel que moi I
Àh I tenez, vous êtes un ange !
MADAME
Vous voyez bien le contraire.
Vous n'êtes pas un ange, vous?
MADAME
Hélas I non, mon pauvre garçon.
Vous ne vous y connaissez pasi (La porte da rond s'oottc. Partit Pnraon précédant trois Dames, tenant le bougeoir, etc..) PU R N O N , annonçant.
Les dames du petit coucher de Son#À]tesse. (a part.) Ce paysan encore là !
lAadame, voilà M. Purnon, et, décidément, il n'y a que lui qtii puisse vous expliquer le miracle de la soustraction des pèches!