‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 60 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE GBEVàLIER, toajoun aux agueu.

Eh 1 c'est pourquoi votre devoir est de surveiller Guiche et de découvrir celle qu'il entraîne dans sa folie.

NANTOUILLET

Mais est-il à supposer que l'élégant comte de Guiche et qu'une fille d'honneur de Son Altesse se puissent commettre au milieu de ces magots.

LE CHEVALIER

Je ne fais pas une supposition, j'ai une certitude.

NAN^TOUILLET.

Alors, comment vais-je les démêler dans cette tourbe? Tous ces rustres sont le même I

LE CHEVALIER, avec impatience.

Oh! et le roi ne se fiera qu'à vous! et je ne peux pas même rester avec voiisl C'est vous qui devez voir, et moi je ne dois pas être vu.

NANTOUILLET

Non, puisque vous êtes censé à Villers-Cotterets avec Monsieur. De plus, je tiens à remplir seul l'office que le roi a confié à moi seul.

LE CHEVALIER

Je le crois 1 outre la réputation de mademoiselle de Montalais à sauvegarder, vous avez ici à gagner la faveur du roi, faveur précieuse pour vous, mon cher! votre noblesse est un peu jeune, elle est de la façon de Mazarin. Votre père ne s'appelait-il pas Ghanteloup? Vous pouvez vous souvenir que ces paysans aiment à se moquer du monde.

NANTOUILLET

Ai-je la tournure de quelqu'un dont on se moque?

LE CHEVALIER

Vous avez de l'argent, au faitl eh bien, usez de votre argent, c'est le plus sûr! montrez votre bourse à l'un de ces marauds, et cachez votre personne à tous les autres.

NÀNTOVILLKT.

Eb I oui, on sait corrompre les genst

LE CHEVALIER

Puis, dès que vous aurez reconnu Guiche et les personnes qu'il accompagne, venez aussitôt me retrouver, sans être aperçu. U est telle circbnstance où je ne craindrais plus de me montrer.

NANTOUILLBT.

Fiez-vous à moi I

LE CHEVALIER

Il le faut bient Je rejoins Pumon qui a dû voir ce Comtois. A tout à l'heure. Usez de votre argent! (n tort.)

NANTOUILLET

Parbleu I ^ Mais je ne vais pas descendre à ruser avec des espèces. ( Appelant.) HoIà I toi, bel approche un peu, vilain I

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