SCÈNE IX
GUICHE, LE CHEVALIER, NANTOUILLET, puu FRANÇOIS, GARO, paysans.
LB CHEVALIER, accourant , à NontouUlet.
Ahl voyez ces femmes qui fuient. Venez, venez!
GUICHE
Messieurs, vous ne passerez pas.
LE chevalie'r.
Qui êtes-vous pour nous parler ainsi ?
GUICHE
Le chevalier de Lorraine ne reconnaît pas le comte de Guiche ?
Faites placel mon épée ne connaît le gentilhomme qu'à son épée.
FRANÇOIS, rentre , tenant Tépée de Guiche.
Eh ben, là v'ià, son épée. Faites connaissance.
GUICHE
Merci! (au cheralier.) A VOUS !
LE CHEVALIER
Ah! je ne demande pas mieux! (iis engagent le fer.) Mais vous , Nantouillet, pendant que je l'occupe, passez, pour Dieu! passez!
NANTOUILLET
Oui, oui, je cours...
FRANÇOIS, sur les marches de la porte.
Ah ! mais non! on ne passe pas gratis.
NANTOUILLET
Drôle! ôte-toi de là. Sinon... (n dégaine.)
Mon épée à moi? où donc est mon épée? (saisissant un échaïas.) YoUàl
NANTOUILLBT.
Tu oserais, butor, te mesurer avec moi I
PEANÇOIS.
Armes inégales, c'est juste! (caiMot réchaiM sv tonvenoa) Les via de longueur. s
LE GHEVALIBE, toat en 8« batunt.
Mais passez donc I
NANTOUILLET
Allons I ' n fond répét hante tnr François , qui pare arec ton échalas. Nantonillet. atteint an moUei, saute de trois pas en arrière.) Ah çà I drÔle, tU
n*as aucune notion d'escrime I
Damel excusez I je tape comme je peux, — à la grosse I
NANTOUILLET
Un marquis contre un manant!
Tout ça, c'est des dons de nature: vous êtes très-marquis, mais
moi je suis très-fort. Jugez plutôt! (Don revers, n fait sauter l'épéede KantouiUet, l'atteint i la tête et le renverse.)
G A R O , accourant.
Ah ! lu as tué ma pratique!
FRANÇOIS, penché sur Nantouillet éTanouL
Non ! non! il a ce que nous appelons unétonnement; seulement il est très- étonné!
» G U 1 C H E , blessé au bras droit par le chevalier.
Ah!
FRANÇOIS, courante lui.
Monseigneur!
GUIGHE.
Rien! ce n'est rien! mais la douleur!... (u chancelle et tombe sor
le banc de gauche.)
LE CHEVALIER, courant à Nantouillet.
Ah I et sans lui, je ne peux rien l