ACTE QUATRIÈME, PARTIE IT
Jamais î et ma poche donc I La clef doit y être. (TAtant.) Elle y est,
tenez. Et quoi donc avec? (nUre, avec la clef, une lettre qu'il ouvre.)
Ah I vertu-chou !
UONTALAIS.
Qu'est-ce donc ?
FRANÇOIS, lisant.
« Avez-vous retrouvé Tagrafe ? Remettez-la au coureur. Laure. »
MONTALAIS, à part.
Imprudente !
M'est avis, mademoiselle, que voilà une lettre qui vaut les autres.
MONTALAIS
Vous la montreriez I
Dame 1 qu'est-ce que vous disiez ? La guerre est la guerre ; le hasard met dans mes mains une arme; j'en u?e. — Mais, tenez, je vous offre la paix, moi. Désarmons ensemble. Rendez-moi les lettres de M. de Guiche, et je vous rends la vôtre. Donnant, donnant. Ça y est-il?
MONTALAIS, flèrement.
Nonl — Gardez cette lettre, je garde les miennes. Moi aussi, je serai perdue, voilà tout. Et je l'aime mieux ainsi peut-être! vous ne pourrez pas dire que j'ai été lâche!
FRANÇOIS, douloureusement.
Ahl — Mais je trouve que vous pourriez dire que je l'ai été , moi. AllonsI parce qu'il y aura une trahison , ce n'est pas absolument nécessaire qu'il y en ait deux. (Brûlant la lettre à un flambeau.)
Faites ce qu'il vous plaira, mademoiselle; voilà mon arme en cendre.
MONTALAIS
Ah! François! qu'avez-voiis fait? Mais je voudrais maintenant T^tenir ma vengeance, que je ne le pourrais plus! elle s'est déjà
échappée de ma «ain I Rien qu*en promettant ces lettres, je les livrais. Oo ne joue pas avec la justice du roil Qu'avez-vous fait ?
Une naïveté , c'est ma manière, (u porté du rond s^oam.)
MONTALÀIS.
Ah t le roil ^ Je vais attendre les ordres du roi.
Aurai-je plus dé chance avec lui qu'avec vous? (iiontaiais «on par
u faache.)