‹ François les bas-bleus: drame en cinq actes et sept partiesChapitre 97 sur 118 · ACTE QUATRIÈME, PARTIE H · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME, PARTIE H

êtes un médiocre courtisan. Heureusement, vous êtes un bon soldat. Votre régiment est de ceux que j^envoie en Plandre.Vous allez partir sur-le-champ.

GU-ICHE

Sire, dès demain. .. ,

LE ROI

Dès aujourd'hui.

GUrCHE.

Sire, le temps seulement de présenter à quelqu'un qfue j'ai offensé une justiflcation d'honneur,

LE ROI

Non, c'est dans la minute, monsieur, c'est 4'ici que vous partirez.

GU CHE

Sire, par grâce!...

LE ROI

J'ai dit. — Monsieur de Lorraine, le comte a raillé le roi ; vous avez osé, vous, calomnier la maison royale dans la personne auguste et chère de Madame.

LB CHEVALIER

Sire!...

LE ROI

Crime de lèae-majeslé, monsieur. Je vous exile. Vous serez, de ce pas, conduit à la frontière d'Italie. Rompre ce ban, pensez-y, c'est la mort. Vous, comte, déserter votre poste, c'est le déshonneur.

GUICHE, bas à François.

Ah ! je reviendrai, pourtant ! préviens-en Madame.

FRANÇOIS, épouranté.

Oh I non I

LE CHEVALIER, s'approchant, bas à Guiche.

Vous dites que vous reviendrez, n'est-ce pas? SoitI nous reviendrons.

GUICHE

Monsieur!...

Maintenant, nous jouerons nos tètes, voilà tout.

LE ROI

Allez tous deux!

FRANÇOIS, i part.

Miséricorde! en arrêtant la bise, j*ai déchaîné la tempête! Ob! mais faudra voiri faudra voir!

Page 1