MADAME, NICOLETTE
madame. Ni Colette! Eh bienl à quoi songes-tu donc, mon enfant?
nicolbtte, comme *a riroütaM. Moi, Madame? à rien... Madame ne rentre pas? Madame ne craint pas la fraîcheur du soir sous ces arbres ?
madame. Au contraire, Nicolette, celte fraîcheur me fait du bien.
nicolette. Et du mal peut-être. Madame a la fièvre, pour sûr. Ahl Dieu) et je ne peux pas la soigner! et je la vois si rarement) Quand je pense que je n*ai appris qu’aujourd'hui toute la peine qu’elle a eue!
madame. Mariant Aussi, Nicolette, lu m’as fait redire trois fois la triste histoire, pour l'écoutcr chaque fois avec de nouvelles larmes. El moi je te la recommençais \olontiers, parce que j’aime à me rappeler les dévouements qui m'out aidée iippurontl, celui de François les Bas-Bleus surtout.
nicolette. Oh! oui! oh! il a été bien! Il n'a fait que ce qu'il devait, mais il l'a bien fait, n'est-ce pas. Madame?
madame. 11 a fait admirablement, cent fois plus qu'il no devait, chère petite! — Mais je m’étonne qu'il ne soit pas arrivé; je l'attendais aujourd'hui , ce soir. Car il ne m'a pas abandonnée, il vient de Colombes le plus souvent possible me voir, causer avec moi; il sait des plantes et des simples qui me calment et me ranimept un peu. Tu vas le connaître, Nicoletto; ahl tu connaîtras l'être le meilleur, le plus...
nicolette. Pardon, Madame I contez-moi encore ce qu'il a fait, mais nome parlez pas de lui, ne me dites pas comment il est, je vous en prie.
madame. Eh! pourquoi donc? Tu m'as déjà arrêtée làdessus. Pourquoi?
nicolette. C’est une idée que j’ai.
madame, iMrûot. En vérité, Nicolette? Au reste, il va bien falloir que tu te résignes à faire connaissance avec François. Le voilà.
NICOLETTE. Ahl le voilàl... (Elle dôUinu Tirraent ta Ul*. *< rc*U tas jeux Bié» nsr Modem*, ton* regarder Jamais da cdU de Françoia.)