UNE NUIT DANS LA FORÊT
OFÉAA-COMIOUI Eï» UN ACTE Paroles di MARSOLL1ER
Musiqub de DALAYRAG
représente rocR la première rois, a paris, soi li théâtre de l'opéra-comique, lb 9 ;cw {800 . BT REPRIS AO MÊME TBEaTRI, LB 30 AOOT 4862.
AVANT-PROPOS. — • Uo joli proverbe, que madame de Genlis s fait inférer dans la Bibliothèque des Romans, a fourni Je sujet de celte petite pièce. Cet aimable auteur nous apprend que, dans une société où elle ae trouvait, une jeune personne vivement sollicitée do jouer la comédie, n’y voulut consentir que dans le cas où on lui ferait un r6!e intéressant, et dans lequel il'n’y aurait qu’un mot è aire. Madame de Genlis s’y engages, et le proverbe fut composé. * 1
Pour mettre ce sujet au IhèAlre, il a fallu nécessairement l’étendre, y (aire plusieurs changements, imaginer une intrigue, uo dénoùment ; je me suis vu forcé même de doubler le rôle de l'actrice principale... Il a donc deux mots ! Je ne me suis point dissimulé toutes les objections que l’on pourrait faire contre le genre de l'ouvrage, contre la nature du rôle, mais j’ai été soutenu par l'espoir de (aire briller un nouveau talent dans ane actrice célèbre et justement chérie do public. Il m'a semblé aussi que si ce sujet ne permettait pas au compositeur de développer toutes les ressources de son art , il pouvait du moins loi procurer le moyen de faire de la musique de scène et de situation.
On a para me tenir compte de ces motifs et de ma bonne volonté. Les spectateurs ont applaudi avec transport à la pantomime spirituelle, animée de madame Saint-Aubin, qui, sans perler, sait tout peindre, tout exprimer.
M. Gavaudan, mademoiselle Desbrosses, M. Lesage, l’ont très-bien secondée, et ont ajouté à l'intérêt des situations par l’intelligence . le télé, le talent qu’ils ont montrés. Les rôles accessoires même ont été rendus avec chaleur et vérité, et si la pièce a réussi, je dois attribuer en partie son succès, soit i la manière dont elle a été jouée, soit à la charmante musique de M. Delayrmc. C’est le dix-neuvième ouvrage que j'ai le bonheur de composer avec cet estimable auteur, et je l'ai trouvé, dans cette occasion] comme dans toutes lea autres, toujours vrai, naturel, chantant, spirituel, faisant valoir le poète, qu'il sert fort souvent, et auquel il ne nuit jamais. ^
iea.
VALBELLE, ofllcler, voyageur
français MM. Gavaddar. MM Connue.
LA FRANCE, son valet de chambre, voyageur français Lesage. Louit.
L'HOTESSE M 11 * Dussosau. M»* Reviu.t.
ROSE, Jeune fille, aervante d’auberge M®* SAmT-Aoira. M«* Gasoit.
LArLxra xr Lt Cocnta ni Valbelle, oi'atbb Raicasos siciuxxa, akcikms Soldats, Diaum-as, G as du di la rosir, De-
CtlEROfM , CUARSOKNIUl.
La scène ae passe dans un mauvais cabaret mué dans U forêt d’Eons , en Sicile.
DEUX MOTS
Ua« petite chambre proprement meublée : U y a une cheminée placée un peu obliquement ; vi*-«.vi*, on voit une alrôve «ni se troutc un ht, l'alcôvc e*t fermée pur «le* i Meaux d'induirne; une fenêtre est plac«'e du même côté que U cheminée ; à eôlé de “ fenêtre/ on «perçoit un buffet ouvert plein d'assiette* ; le bas sert d armoire; au fond de U chambre, une porte qui donne sur une galcne extérieure qui est censée sur la cour, et derrière laquelle od voit la forêt et un mauvais petit bâtiment ; à côté de ta porte, une grande fenêtre ouverte et grillée par des barreaux qui laisse voir la galerie, le petit Intiment et la forêt; près de cette fenêtre, noe espèce de huebe qui sert d’armoire.