‹ François RudeChapitre 45 sur 68 · TÊTE ET TORSE DU CHRIST · texte numérisé non relu

TÊTE ET TORSE DU CHRIST

(Musée du Louvre.)

symbolise est éphémère comme elle : le premier boulet de canon qui tombe sur le Panthéon la pulvérise. Décidément Rude n'avait pas de chance avec l’art officiel : rien ne reste

de l’œuvre de circon-

stance pour laquelle son ardeur toujours jeune s'était un moment enthousiasmée.

Malgré les surprises de la politique, son optimisme est regaillardi par les événements ; il se plaît à cette sorte d’émancipation des esprits qui suit la Révolution, il participe à cette fièvre générale qui fait courir le sang plus vite dans les veines et qui entraîne plus hardiment les imagi-

nations.

Rude, au surplus, n’est pas sans travail :

il a une Jeanne d’Arc à faire pour le Luxem-

bourg ; un Calvaire pour l'église Saint-Vincent-de-Paul : pour la ville de Dijon, un groupe à son choix, qui sera son Hébé. Outre la statue de la République pour le Panthéon, la seconde République a valu à Rude un

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