‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 154 sur 305 · SCÈNE ï · texte numérisé non relu

SCÈNE ï

[Padooe. Derant la maison de Baptista.] Arrivent Tranio et Lucentio.

— Énflii, TVâtito, moi qui déslraiâ tant - tôîlflà bôllè loue, cô berceau déS arts, — toe. voici arrivé datts cette tOe Lombardict - le riatit Jardin de la gratide Italie ; - Tiens avec l'affectueuse autorisation de mon père, armé de sa bienveillance et de ta fidèle coïnpagnie , — ô toi, ti loyal serviteur dont le dévouement est à toute épreuve ! ftespirons donc ici, et commençons-y heureusement — eours de science et de belles-lettres. - Pîse, renommée ' ses graves citoyens, — m*a vu naître ; et Vincentîo mon ■e, —marchand dont le vaste traCc s'étend dans le monde ier, — descend des Bentivoglîo. — Le fils de Vincentio, té à Florence, — doit maintenant, pour réaliser toutes espérances qu'on a conçues de lui, — rehausser sa form par des actes tertueut. ^ Aussi, Tranio, veui^je, ndant tout le temps de mes études, — m'appliquer à la tu et à cette partie de la philosophie — qui traite du bonv — que la vettu procure spécialement. -^ Dis-^tnoi ta

80 '^^r Li SAUVAGB APPRIVOISÉS.

pensée, car j'ai quitté Pise, — et je suis venu i hln GCH&me UD homme qui quitte — une mare peu pnWl pour plonger dans un océ«n — et lâcher d';^ éteindre sa sàl ardente.

TKA.tlQ.

— Mi perdonate, mon gentil maître ; —je partage en tonl vos sentiments ; ~ heureux que vous persistiez ainsi diu votre résolution — d'aspirer les douceurs de la doiic« philosopbie. — Seulement, mon bon maître, — tout en rent — la vertu et la discipline morale, — ne devenons pas, je vous prie, des stoïques et des bûclies. — Ne sojodj pa> tellement dévots aux préceptes d'Aristote. - qu'Ovide soit un proscrit à jamais renié par nous! — Parlez It^que •Tec les connaissances que vous avez, — et pratiquez U rbétorique dans votre causerie familière ; — ajez recours i la musique et à la poésie poi r vous inspirer ; — quant lui malhématbiques et à ta méi iphysique, — prenez-en ce que votre estomac pourra en ^rer ; — nul proût à la let^tn prise sans plaisir. — En un mot, monsieur, choisissez l'étude ta plus attrapante pour vous.

LlCBSnO.

— Grand merci, Tranio, de cet excellent avis. - Ah! Biondelto, que n'es-tu déjà sur ce rivage ! — Nous poniriott prendre immédiatement toutes nos dispositions, — etBD loger de manière à recevoir dignement — les amis qoe ne ne tarderons pas à trouver dans Padoue. — Mais arrélons an peu : qucUe est cette compagnie?

— Mon maître, sans doute quelque processioD poarfitBr DOtre arrivée en ville.

BAPnSTA.

— Messieurs, ne m'importunez pas davantage; -

Page 1