‹ François; V. Hugo traducteur. Œuvres complètes de W. ShakespeareChapitre 228 sur 305 · SCÈNE xin · texte numérisé non relu

SCÈNE xin

[Soas les mon de FkireDce.]

Harthe BOiUire «e lote. Eatrest rXE tieillk teutb DE Plouki, Duxâ, Tioucm., Hauaxa, et des boorgeois.

U TIDVI.

Tenez donc : s'ils approchent de la rille, noos perdra» loul le coup dœil.

On lit que !e comte français a rendu les plus honorables >ernces.

Le bruit court qu'il a fait prisonnier le général enDemi, et que «le sa pn:»pi\* main il a tué le frère du duc. Nousavons perdu notre peine: ils ont pris une route opposée. Écouter!

[ vous pouvez le reconnaître aux sons de leurs trompettes.

i ¥abia:^a.

Allons, retournons chez nous et contentons-nous du rédl

' qu'on nous en fera. Cn\vez-moi , Diana , tenez-rous en

canie œntiv ce comte fran«^is. L'honneur d'une Werse est son titre, et il n'est pas d'héritage aussi riche que h ▼ertu.

scims xtii. 255

LA VKUVE.

J'ai dit à ma voisine comment vous avez été sollicitée par on gentilhomme qui l'accompagne.

HARIANA.

Je eonnais ce faquin ; peste soit de lui ! un certain Pa- MeSf le sale agent des intrigues du jeune comte!.. Défiez- KH18 d'eux, Diana ; avec eut les promesses, les avances, les serments, les cadeaux ne sont que des engins de luxure dissimulés sous d'autres noms. Plus d'une fille a été séduite par eux ; et le malheur est que l'exemple si terrible de la virginité naufragée ne peut empêcher de nouvelles victimes de venir se prendre à la glu qui les menace. Je n'ai pas besoin, j'espère, de vous en dire davantage ; mais la grâce que vous possédez vous gardera, j'espère, où vous êtes, quand vous ne courriez d'autre danger que la perte de votre modestie.

DIANA

Tous n'avez rien à craindre pour moi.

Entre Hélène, déguisée en pèlerine.

LA VKHVB.

Je l'espère bien... Tenez, voici une pèlerine qui arrive; je suis sûre qu'elle vient loger chez moi ; c'est là qu'elles se renvoient toutes. Je vais la questionner.

A Hélène.

— Dieu vous garde, pèlerine! Où allez-vous?

HÉLÈNE

— A Saint- Jacques-le-Grand. — Dites-moi où logent les ^Merins, je vous en conjure.

LA VKUVK.

— A l'enseigne de Saint-François, ici, près de la porte 4e la ville.

HÉLÈNE

— Est-ce là le chemin?

256 Toirr EST fiiKN OUI nurr bien.

lA VKUTE.

Oui, certes.

Marche militaire an loin.

Écoutez. — Us yiennent par ici. .. Si vous voulez atteodre, sainte pèlerine, — que les troupes soient passées, —je tous conduirai où vous devez loger ; — d'autant mieux que je connais, je crois, l'hôtesse — comme moi-même.

HÈliNE.

Est-ce vous-même?

U VEUVE

S'il vous platt, pèlerine.

HtlllîE.

— Merci, j'attendrai ici votre loisir.

lA VEDVE.

— Vous venez, je crois, de France?

HiiiifE.

En effet.

lA VEUVE.

— Vous allez voir ici un de vos compatriotes - qui •

rendu de dignes services.

HilÂNE.

Son nom? je vous prie.

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