‹ François Villon (1431-1463), sa vie son œuvreChapitre 42 sur 83 · CXVIII · texte numérisé non relu

CXVIII

Si vueil qu'ilz voisent à l'estude ;

Où? sur maistre Pierre Richier.

Le Donat est pour eulx trop rude :

Jà ne les y vueil empeschier.

Hz sauront, je l'ayme plus chier :

Ave salus, tihi deciis,

Sans plus grans lettres enserchier :

Tousjours n'ont pas clers l'au dessus

79 (CXIX) Cecy estudient, et ho !

Plus procéder je leur deffens.

Quant d'entendre le grant Credo 3 , Trop fort il est pour telz enfans.

I. Moutons. — 2. Mathurins. — 3. Comme nous l'avons dit, ces trois prétendus orphelins étaient trois vieux usuriers ; aussi les octaves 78 et 79 contiennent-ils plusieurs allusions. D'abord le choix du prof esseur : jRtcWer ; puis la grammaire de Donat, signifiant ici : le donner est pour eux trop rude ; la phrase latine contient deux mots par lesquels étaient désignées des monnaies du temps : saluts et à'écus. Enfin le Credo : croire signifiant aussi jaire crédit.

Mon long tabart en deux je fens :

vSi vueil que la moitié s'en vende Pour leur en acheter des ilaons, Car jeunesse est ung peu friande.

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