Archives Nationales, LL 17, f»' 68 r" et 81 r
7. Grand Testament, huit. 87. — Saint-Amand est aussi nommé dans le Petit Test., huit. 12.
8. Sauvai, Hist. et rech. des antiquitcs de Paris, t. III, p. 344-345.
9. La Chesnaye des Bois. Dictionnaire de la noblesse, 2« édit., t. IV, p. 454.
propos de secrétaire et trésorier du roi'. Il avait encore cette dernière qualité lors de la mort de Charles VII qui le désigna aussi par son testament comme un de ses exécuteurs 2. Louis XI l'investit également de sa confiance, car il fut l'un des commissaires que ce prince choisit en 1465 pour traiter avec la ligue du Bien Public?.
Un élu de Paris est placé par Villon au nombre de ses légataires. C'est « sire Denys Hesselin » qui fut peu flatté sans doute d'être dénoncé comme l'un des plus francs buveurs de la ville de Paris4; Villon termine la strophe qui le concerne par cette sévère réflexion : «Vin perd maint bonne maison ». Denis Hesselin, écuyer et maître d'hôtel du roi Louis XI, occupa la charge de prévôt des marchands de 1470 a 14745.
<( Sire Colombel, » que Villon indique comme devant être un de ses exécuteurs testamentaires, était aussi élu de Paris à la date de 1454^. Guillaume Colombel devint ensuite conseiller du roi, mourut le 4 avril 1475 et fut enseveli aux Cordeliers de Paris 7. il avait épousé Isabeau de Cambrai, fille d'Adam de Cambrai, premier président, dont il fut séparé de biens par un arrêt du Parlement en date du 3 mai 1465 à la suite d'un procès scandaleux qui convainquit Isabeau d'adultère et de détournement des deniers de son mari s.
On trouve dans le Grand Testament trois personnages ayant rempli antérieurement les fonctions d'échevin. Ce sont Jean de Calais, Michel Culdoe et Nicolas de Louviers. Le premier était « un honnorable homme» qui en 1461 n'avait pas vu Villon depuis trente ans et ne savait pas son nom 9, ce qui revient à dire qu'il ne le connaissait nullement. Les commentateurs l'ont confondu à tort avec un poète de même nom qui passe pour être l'auteur du Jardin de plaisance. Jean de Calais, auquel Villon donna plein pouvoir de remanier son testament, avait été échevin
1 . Chronique de Charles VU, roi de France, par Jean Chartier, idit. Vallet de Viriville, t. II, p. 185.