‹ François Villon et ses légatairesChapitre 33 sur 38 · Grand Testament, huit · texte numérisé non relu

Grand Testament, huit

9. « Karolus Tarenne, commorans prope Sanctum Jacobum de Carnificeria, » citatus, emendavit projecisse contra terram alearium, seu tablier, in despectu 1) Dei.... Taxavit ad XV solidos. « (Archives Nationales, Z 7765, à la date du 14 octobre 1461 .)

10. Simon et Guillaume Volant, fils de Guiil. Volant, de Paris, reçoivent la tonsure en 14s 1 (Arch. Nat., LL 13, f 40 r") ; Guillaume Volant, marchand et bourgeois de Paris, est nommé à la date du 18 juillet 1454 (/iii/., Y 5251); Jean Volant, également marchand, figure en 1450 aans la Chronique médisante, et en 1472 (et non 1462) dans un compte du domaine de Paris (Sauvai, Hist. et recherches des antiquités de Paris, t. III, p. 412). — C'est au huitain 167 que Villon parle de Volant.

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Les Testaments contiennent aussi les noms de quelques-uns des pauvres écoliers que Villon avait rencontrés dans sa jeunesse. Le seul registre de la faculté des arts se rapportant à l'époque qui nous occupe permet de compter comme tels Martin Bellefaye, Blaru, G. Charruau, Th. Tricot et R. Valée. Nous avons déjà dit ce que nous savions de Bellefaye et de Valée. — Blaru 2 pourrait être le même que Pierre Blarru, de Paris, écolier boursier qui obtint la maîtrise vers le mois de février 14$ ^ (v. st.) 3. — Guillaume Charruau, que Villon appelle son « advocat » et dont il signale la pauvreté 4, était aussi un boursier parisien qui, reçu bachelier entre janvier et mars 1447 (v. st.), figure parmi les nouveaux licenciés et les nouveaux maîtres es arts quinze mois plus tard, c'est-à-dire avant le 2 juin 1449 s. — Thomas Tricot, ce « jeune prebstre )> du Grand Testament^, également boursier, était natif du diocèse de Meaux et avait été reçu licencié et maître à la fin de l'année 14527.

Parmi les personnages nommés par Villon, il en est dont la trace, en raison de l'humilité de leur profession, est difficile à retrouver dans les papiers du xV siècle; nous avons cependant été assez heureux dans nos recherches sur quelques-uns d'entre eux. Ainsi, par exemple, Robin ou Robert Turgis, que les vers de Villon désignent assez clairement comme tavernier, figure dans les documents contemporains : c'était le propriétaire de la Pomme de Pin^, ce fameux cabaret auquel Villon lui-même fait au moins deux fois allusion9; il nous a paru curieux de rapprocher ici le nom de la taverne et celui de son propriétaire. La taverne de la Pomme de Pin, dont le nom paraît aussi dans Rabelais, était située rue de la Juiverie, en la Cité '°, tout auprès de l'église de la Madeleine où la veuve de Robert Turgis, Marguerite Joly, fonda une chapelle avant 1495 ". — Le barbier de Villon, ColinGalerne'^, n'est pas non plus un personnage imaginaire: Colinus Galerne, barbiîonsor, paraît plusieurs fois en 1 460 et 1 46 1 dans

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