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François Villon

Durant de longs siècles, on n'a rien su de l'existence de Villon, en dehors du peu que nous apprennent les vers du poète, le poème des Repues francloes et deux anecdotes, suspectes d'ailleurs, que relate Rabelais (IV, 13 et 67). C'est de nos jours seulement, et à partir de 1873, que d'heureuses recherches poursuivies dans les archives du xv« siècle ont projeté une vive lumière sur la personne de Villon tt sur le milieu où il vécut. Les documents qui ont contribué à ce résultat appartiennent aux fonds les plus divers *. Ce sont notamment : les registres de la chancellerie de France 3 , les archives du Parlement 3, celles de

1. Les plus importants de ces documents ont été imprimés par A. Longnon en quelqu'une des publications qu'il a consacrées à Villon. On en trouvera 1 indication dans les notes qui suivent.

2. Ils ont fourni les lettres de rémission accordées en 1456 à François des Loges (autrement dit de Villon) et à François de Montcorbicr, en 1457 à Régnier, lettres respectivement transcrites dans les registres JJ 183, 187 et 189 des Archives nationales.

3. C'est aux archives du Parlement qu'ont été puisées les pièces d'un procès soutenu par Guillaume de Villon de 1425 à 1429 (Arch. nat., X 1 * 66 et 4792, X a * 1481); — les plaidoiries, en date de juin 1453, qui nous font connaître les désordres occasionnés en 145 1 et 1452 par le déplacement de la pierre du Pet-au-Djable (X a * 2$ et non Y 2$)\ — les plaidoiries relatives à Régnier de Montigny (X aa 25 et 28), à Colin de Cayeux (X*' 28) et à l'abbesse de Port-Royal (X 1 * 83 11); — les lettres de rémission accordées en 1463 à Robin d'Ogis pour une affaire en laquelle fut impliqué Villon (X a * 30). — Mentionnons encore le ms. Dupuy2 5o de la Bibliothèque nationale qui a révélé à M. Sclnvob la

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