SCÈNE XI
COSSOYN, surpria.
Elle part?...
VILLON
Écoutez!...
(a ce moment, derrière les coiilreveuts qui se sont ouverts et ont laissé pénétrer dans la salle les rayons du Jour levant, on aperçoit la troupe des Moiisqin s qui s éloigne avec ses chariots, etc. On entend alors la voix d'Aika qui cbanlc la chanson bohème. Silence profond sur la scène.)
A1KA, dans la coulisse.
Si tu penses à l’étrangère.
Ami, fût-ce en vingt ans d’ici!
Dis son nom dans une prière,
Hai lu li!
Et son cœur te crira merci !
VILLON j qui roule dons ses doigts le bracelet d'Aïka, profoudeineui ému, à pari.
Adieu ma dernière jeunesse!
(Avec force aux EnTants Sans-Souci.)
Voici le jour, le temps nous presse!
Allons, de ton meilleur vin, Jean Gauthier,
Et verse-nous encor le coup de l’étrier,
A nous l’ivresse et la folie!...
(Lo verre à la main.)
Ah! narguons, enfants, les soucis à venir...
C’est trop vous attrister de ma mélancolie,
Au diable les chagrins que l’on peut étourdir.. »
Du vin pour oublier... le vin, c’est le plaisir! ...