II. Bibl. Nat., Clair., 763. — 12. Bibl. Nat., Clair
bons revenus I. Le 29 octobre 1467^, par lettres datées du 26, il joint au greffe l'office du notaire Jean de Calais, chargé de la vérification des testaments ; en 1467, Jean le Cornu est dit également clerc criminel du greffe 5, c'est-àdire greffier criminel.
Toutes ces charges cumulées, qui rapportaient de beaux émoluments, ne furent pas obtenues sans de grandes protections, sans l'aide aussi d'une fortune assez considérable. On voit d'ailleurs que Jean le Prévost écrivait pour le recommander à Jean Bourré, général des finances, et qui fut un véritable ministre de Louis XI 4 : Ermenonville, cousin de Bourré, le sollicitait de son côté : « C'est un homme de bien et de qui la chose publique est bien servie 5. » Mais les bénéfices, attachés à ces offices, devaient exciter encore l'envie de « plusieurs compétiteurs haultains et oultraigeux » : ils travaillèrent auprès du roi afin qu'il mît en vente les greffes du Châtelet. Le 26 février 1474 (n. st.), Hugues Regnault était mis en possession du greffe du Châtelet et le Cornu fut nommé conseiller et prévôt de l'hôtel du Roi 6. Jean le Cornu mourut de la peste, en 1476, et nul n'osa entrer chez lui ". Il laissait comme exécutrices de son testament sa veuve Jeanne de Thumery, d'une famille de financiers, et la veuve de Culant ^.
Les affaires de Jean le Cornu étaient alors embarassées. Sa veuve dut renoncer à la succession des Thumery, ne pouvant rembourser ses frères et sœurs de la somme de 500 1. p. qui avait formé sa dot 9. Et, d'autre part, Olivier le Daim poursuivait Jean le Cornu au moment de son décès pour la somme de 100 francs. Les sergents s'emparèrent de ses biens, d'une valeur de 200 1. ; et Jean le Cornu devait encore 80 1. au receveur de Paris pour l'acquisition des greffes. Le roi remit à sa veuve ce qu'elle pouvait devoir, soit 40.000 francs '". Elle vivait encore en 1485 ".
1. Bibl. N.it., Fontanieu, portefeuille 152 (lettre de Robert d'Estouteville du 19 m.irs 1465.) Cf. l'ordonnance du 4 décembre 1454, déclarant que dorénavant le receveur du roi donnerait à ferme le grcfie civil (Bibl. Nat., n. acq. fr. 3651, fol. 210. Livre noir du Châtelet).