XII. — NOTE SUR ANDRY COURAUD
Nous rencontrons ce personnage comme procureur en Parlement de René d'Anjou, roi de Sicile, dès 1441 ^ ; il touchait de ce fait 50 1. t.
Andry Couraud demeurait à Paris et exerçait donc une charge d'avoué, comme nous dirions aujourd'hui : on élisait chez lui domicile pour ester en droit. Et Andry avait des clercs qui faisaient les écritures nécessaires pour ses procès 3. C'était bien vraisemblablement un angevin 4, en relations avec tout ce que cette province comptait d'illustre. Ainsi, en 1445, on le voit procureur de Jean de Beauvau, reçu chanoine de Paris î ; le 23 janvier 146 1, il représente à la justice du Trésor James Louet, trésorier d'Anjou ^ ; il est procureur, en 1462, de Thibaud d'Auxigny, l'évéque si dur à Villon, un angevin d'origine 7 ; cette année là, on le trouve encore procureur du comte du Maine ^. Enfin Andry Couraud demeurait en relations constantes avec le conseil d'Anjou, qui lui recommandait les affaires de René, roi de Sicile, et parfois de faire diligence dans son office : mais Couraud se plaignait, de son côté, de n'être pas régulièrement payé. On lui répondait alors, selon la formule de ce temps, celle-là dont usera Villon quand il se déclara prêt à rembourser les écus qu'il dut à la générosité du duc de Bourbon : « Nous savons que vous, et les autres conseillers de nostre dit maistre, avez aucunement cause de vous plaindre de voz pensions ; mais, venu ung messaige que avons envoyé devers nostre dit maistre, espérons y donner provision par manière que tout sera content, et n'y perdre chacun autre chose que l'attente 9. »