Arch. Nat., X^" 1484, fol. 227, 26 février 1462, n. st
10. Le II août 1461, on voit qu'il prend part à l'élection de deux nouveaux échevins (Arch. Nat., Z'h 15).
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Bellefaye était commis par le roi pour siéger dans le procès de Dammartin ' ; le 4 septembre 1464, avec Jean Bezon, pour juger le débat entre les greffiers du haut et du bas au Châtelet^ Le 7 février 1465 (n. st.), on voit qu'il adressait une requête pour être payé de ses vacations ; il était allé « ajourner » le duc d'Alençon, traître pour la seconde fois, à comparaître, et mettre ses terres en la main du roi 3. En 1466, le roi Louis XI le charge d'une mission assez importante auprès des gouverneurs d'Epinal 4. Mais Martin devait pâtir de tous les changements de règnes : il était destitué et emprisonné en même temps qu'Olivier le Daim, et après l'arrestation de l'âme damnée de ce dernier, Daniel Bart >'.
Le 17 juin 1495, on voit toutefois Martin de Bellefiiye résigner son office à cause de son grand âge et prier le Parlement de recommander au roi son fils Robert, afin qu'il lui succédât 6.
Il mourut seigneur de Ferrières en Brie, en 1502, et fut enseveli à Saint- Germain-l'Auxerrois ". Martin de Bellefiiye a donc pu lire, comme nous, dans les imprimés qui se succédèrent après 1489, que Villon l'avait établi exécuteur de son Testament. Et, autant que nous le connaissons, Martin, l'ancien protecteur des basochiens, dut en rire.
Outre la seigneurie de Ferrières, Martin avait des terres à Crétcil **. Le 29 juillet 1466, il était ensaisiné de la maison de la Belle Image, rue des Poulies (entre la grand'rue Saint-Honoré et la place du Louvre), non loin de Saint-Germain-l'Auxerrois : cette vente lui fut modérée de 60 1. à 40, par grâce spéciale 9.