‹ François Villon (volume 2)Chapitre 267 sur 402 · XXXV. — LES MARLE, changeurs parisiens · texte numérisé non relu

XXXV. — LES MARLE, changeurs parisiens

L'identification du « jeune Marie », à qui Villon demande de gouverner désormais son change, présente une difficulté : deux personnages, le père et le fils, ont exercé en effet, en ce temps, la profession de changeur. Et quand on a pénétré l'esprit de la plaisanterie de Villon, on est tout d'abord porté à penser que le jeune Marie doit être le vieux, le père. Cependant je crois qu'il faut faire ici une exception et tenir compte de la variante donnée par le manuscrit A : Germain de Mark. A tout prendre, comme il est question d'amourettes dans les opérations facétieuses que le jeune Marie devra accomplir au nom du poète, c'est bien vraisemblable qu'il s'agit ici de Germain, fils de Jean de Marie. Quoi qu'il en soit, voici quelques données biographiques sur ces deux personnages.

Ces Marie appartenaient à la famille des Marie qui donnait un président à la Chambre des Comptes, le 17 novembre 14004.

Jean de Marie, bourgeois de Paris, résignait l'échevinage, en 1444 5. On voit qu'en 145 1, il était autorisé à payer en tournois, au lieu de parisis, les rentes pour ses maisons de Paris ^. Le 12 décembre 1452, avec Thomas Corneille, marchand et bourgeois de Paris, il confesse avoir reçu des procureurs du duc de Bretagne 12.175 écus d'or, faisant le quart de la somme consignée par la cour de Parlement au sujet du procès de la terre de Champtocé, contre les héritiers de Prigent de Coëtivy '. Comme tous les gens riches de ce tempslà, il trafiquait aussi sur les gabelles : le 21 mars 1453, sire Jean de Marie

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