Arch. Nat., Z'h 17, 8 août 1453, 23 novembre
Dans la suite on trouvera Jean de la Garde en rapports d'aifahes avec Jacob Bernardin de Rouen ■ ; impliqué dans le procès f;iit à Camerade et à Palme, marchands du Languedoc, qui avaient porté sur leurs comptes en avoir 591 1., alors qu'ils les avaient reçues ^. Il vendait des drogueries à Jean de Verrières, chirurgien de Montpellier, contre qui plaidaient les chirurgiens de Paris 3 ; de la cire, des cierges pour les défunts, des dragées perlées, des poudres et des sauces au collège des notaires royaux 4. Jean de la Garde était mort le 5 mai 1484, laissant pour héritiers des neveux et nièces : noble homme Guillaume le Picart, bailli de Rouen, qvii avait épousé Jeanne de la Garde ; Philippe de la Garde, chanoine de Bayeux, frère de Jeanne ; Guillaume et Philippe Mauloue 5.
Jean de la Garde était donc un homme riche, ayant du bien à Paris. Il demeurait rue Saint-Merry <^, dans un hôtel proche l'église 7 ; il assistait, comme paroissien important, à la cérémonie qui eut lieu dans cette église polluée par la rixe entre Thomas Fournier, clerc des matines, et Simon Coteron, vicaire, tous deux prêtres 8. Le 6 mars 1468, il laissait aux marguillicrs de Saint-Germain-l'Auxerrois 4 1. p. à prendre sur les 8 1. de rente qu'on lui devait sur la maison de la Hcu:^c, rueMontorgueil? : le i^^ mars 1474 (n. st.), on trouve qu'il sollicitait de racheter 1:8 s. 3 d. sur une maison rue de la Verrerie, en face des louages de Saint-Merry ■".
On a vu que cet épicier était fils d'un notaire et secrétaire du roi qui avait épousé Jeanne Hemerye. En 1463, il héritait de sa mère et était déclaré tuteur des enfants de Jacques de la Garde, son frère sans doute. L'héritage de sa mère fut considérable " : car Pierre Hemerye avait été lui-même un grand marchand et bourgeois de Paris '^. Jacques de la Garde '3, notaire et secrétaire du roi, avait épousé Gillette Boudrac, fille de Bureau Boudrac, notaire et secrétaire du roi, et de Michelle de Vitry '+.
Jean de la Garde était fournisseur du collège des notaires ; et l'on trouve encore qu'il était tuteur, le 10 mai 1477, avec Nicolas Ripaut, Gilles Cornu,