LVI. — LA FAMILLE DE BREBAN
Cette famille de gens de finance joua un rôle au xv^ siècle.
Philippe de Breban, fils d'un « impositeur ' », était un riche changeur parisien qui exerça la charge de prévôt des marchands, du lo octobre 141 5 au 12 septembre 14 17 : il était favorable au parti armagnac et loyaliste. 11 fut non pas « depposé^ », mais relevé de sa charge sur sa demande, à cause de son âge avancé et de « certaine maladie 3 ». On le voit, par la suite, s'associer en 1420 avec quinze de ses confrères pour l'exploitation des monnaies de Paris, de Tournai, de Châlons, de Troyes, de Mâcon, de Nevers et d'Auxerre : il dirigea aussi la monnaie de Saint-Quentin. Il était si riche qu'en 1421, lorsque Pierre des Landes, changeur, obtint la monnaie de Paris, Philippe de Breban et Germain Vivien se portèrent pour lui caution de 8.000 livres tournois 4. Il mourut avant le 6 juin 1447, date à laquelle on voit Jean de Breban, son fils, agir comme son héritier >.
Un Pierre de Breban, qui est peut-être son frère, est dit clerc des Comptes en 1409 f% en 141 1 7 ; en 1436 8, auditeur. On le voit, en 1448, conseiller du roi en sa chambre des généraux des finances, doyen de la Grande Confrérie aux Bourgeois, dont Michel Culdoe était alors prévôt?. Le 4 juin 143 1, Catherine Boursière est dite sa veuve et Jean de Breban, avocat au Parlement, son fils 1°. Il est question, dans des comptes de 1457, de ses hoirs qui demeuraient rue du Temple ■'.
En 1440, un Pierre de Breban, qui fut aussi clerc des Comptes, et que l'on trouve en 1407 chapelain de la chapelle fondée par Alphonse d'Espagne à Notre-Dame de Poissy ^^, est dit avocat, curé de Saint-Eustache, et plaidait au Parlement en présence du roi de Portugal '3.