CHAPITRE XIV. — Le testament
§ I. — Explication du Testament et des legs.
§ II. — L'Art de François Villon. — Explication du sous-titre du Testament : le eodiciUe. — Prédécesseurs de Villon qui usèrent de la forme du testament. — Le Testament de Villon calqué sur un testament réel : parodie. Legs à Jean de Calais et au maître des testaments. Testament d'une pauvre femme et inventaire des biens d'un écolier.
Ballades intercalaires qui constituent des legs : la plupart développent des thèmes communs et quelques unes sont des compositions plus anciennes. L'art de Villon : ce qu'il doit â ses prédécesseurs, en particulier â Eustache Deschamps.
— La belle Heaulmière et le type de la Vieille. — La Grosse Margot et les sottes chansons. — Art de réalisme et de vérité.
Deux aspects de la poésie au temps de Villon •. ils se retrouvent tous deux dans son œuvre : le réalisme l'emporte. — Poésie du pauvre, de la résignation, de la foi ; poésie populaire s'exprimant par des proverbes ; poésie de la volupté.
— Villon est le poète unique de la mort. Portrait moral de Villon.
§ III. — Le sens dn Testament. — La société en France â la fin du règne de Charles VII : lin du rôle de la noblesse et avènement des gens de finance : pouvoir de l'argent dans la société. — Les élus sur le fait des aides, les fermiers des gabelles, les usuriers et les spéculateurs. — Trois pauvres orphelins suivant François Villon. — Le Testament n'a pas une portée sociale ; Villon n'est qu'un poète : ses rancunes ont pu satisfaire plus tard des lecteurs qui eurent à souffrir des exactions des olhciers de finance.