SCENE PREMIERE
UN VARLET, UN ÉCUYER, Pages, à genoux
devant une fenêtre ouverte.
l'Écuyer.
Levons-nous ! le cortège entre dans la chapelle.
{Ah uarlet.) Retourne maintenant où le devoir t'appelle.
LE VARLET, se levant.
Oh î comme la duchesse a le maintien pieux ! Qu'avec recueillement elle baisse les yeux!... De son riche missel des pleurs mouillaient les pages , Son cierge dans sa main tremblait.
Allons.
FRANÇOISE DE MMINI.
l'ECU YER.
Suivez-moi, pages.
LE VARLET
Sire écuyer , suspendez leurs travaux • Ils auront bien le temps d'exercer leurs chevaux. Savez-vous dans quel but la duchesse attendrie Fait vœu d'uu voile d'or à l'autel de Marie ?
l'écuyer.
Je l'ignore.
LE VARLET
Vraiment !
l'écuyer.
Et loi, que sais-lu?
LE VARLET
Rien .
Je ne suis qu'un varlet.
l'écuyer Allons donc , parle.
LE VARLET
Eh bien!...
Mais par de faux rapports on m'a trompé peut-être.
l'écuyer. '*
Enfin...? y
{^Les 'varie t s et les pages se rapprochent $t écoutent auec terreur. ) LE VARLET.
On dit tout bas que mon seigneur et maître Par les malins esprits la nuit est visité. Dans sa chambre parfois il marche épouvanté j II se renferme alors et défend qu'on le voie • Il se lamente , ou rit... Mais quelle affreuse joie ! Son ombre en grandissant passe sur les vitraux j