‹ FrançoiseChapitre 21 sur 111 · IEN1U · texte numérisé non relu

IEN1U

Je sais cela, monsieur; mon père n’a pas beaucoup marché avec son siècle; mais moi, je n’épouse pas toutes ses croyances. * Plusieurs de mes amis qui vous connaissent vous tiennent pour un galant homme, et, si vous avez la même opinion de moi, qui suis à peu près inconnu en Bretagne...

LA UYONNA1S.

J'ai très-bonne opinion d’un homme qui a été formé par M. le docteur Laurent.

Il EN Kl, gaiement.

Oh ! il m'a bien mal élevé! Vous cro\ez qu’il s’entend à former la jeunesse, lui? Pas du tout! 11 l’aime, il la choie, il veut l'instruire en l’amusant, il excuse toutes ses langueurs, il pardonne à toutes ses sottises!... Voilà pourquoi je suis un ignorant, un écervelé, un véritable enfant gâté... ici! Ailleurs, je me conduis mieux. Je me borne à être un désoeuvré et un insignifiant de plus dans le monde. (Il passe devant le docteur, qui arrange des papiers sur le guéridon 1 .

LE DOCTE UK.

Ah! ça, c'est possible ! el je m'en lave les mains; mais, s’il n'a pas conservé un bon cœur, il est bien hypocrite, car l'amitié qu’il nous a gardée paraît vraie 'Avec intention.) et loyale...

HEItUI, virement; il est assis près du guéridpn

Oh ! pour cela, oui! elle est vraie! Comment donc! il n’y a que cela de sérieux dans ma vie.

* Henri, le docteur, la Ilyonnais.

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