‹ FrançoiseChapitre 52 sur 111 · E DOCTEUR · texte numérisé non relu

E DOCTEUR

Il faut vendre Luzy et t’acquitter. Autrement les intérêts fpront la boule de neige, et tu te verras bientôt insolvable.

HENRI

Oui, je le ferai... et j’irai en Californie... c’est aimable!... c’est gai ! (Il passe il franche 1 .)

LE DOCTEUR

Et c'est incertain, pour toi surtout qui n'as pas l’énergie des grandes aventures. Tu dois donc plus que tu ne possèdes?

HENRI

Oui.

LE DOCTEUR

Combien en plus?

HENRI

Peut-être cent mille francs.

LE DOCTEUR, se levant.

Diable!... Allons, je te prête cette somme sans intérêts. iHenri fait un geste de refus.) Tu me la rendras! Tu es assez instruit pour embrasser une carrière : nous la chercherons ensemble; je t’aiderai à la trouver. Le travail est le grand remède aux écarts de la jeunesse, et, quand tu en auras goûté, tu verras qu'à quelque chose malheur est bon !

4 Henri, le docteur.

HENRI

Oui, oui, quand j'aurai travaillé dix ans... vingt ans... quand j’aurai péniblement amassé de quoi racheter mon honneur, je me trouverai à la fin de ma jeunesse sans sécurité, sans récompense, sans famille... Car tout m'accable à la fois; je venais vous demander d'ètre votre fils; je croyais vous apporter une certaine considération dans le présent et une belle fortune plus tard... Je vais me retirer couvert de honte!

LE DOCTEUR

Non ! il n'en sera pas ainsi. Je te retiens, je te garde.

HENRI

Vous oubliez que vous m’avez presque chassé. La réputation de Françoise...

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