ACTE II, SCENE VIII
IO
Non, noiî, vrai, adieu, je reviendrai! (Fausse sonie.) Ali! un mot seulement! c’est peut-être de circonstance! Quand on se marie, on prend des arrangements. Mon père m'a cliargée de dire au vôtre de se rappeler... C’est son idée lixe, à papa ; il veut absolument acheter Luzv à M. deTrégenec.
HENRI
Ça, par exemple, ça se trouve bien; maintenant je veux le vendre.
Si vous dites comme ça, mon père vous en offrira trois sous! Je vois que vous n’entendez rien aux affaires!
Et vous? Quel procureur vous faites!
HENRI
Oh! mademoiselle est très-persifleuse!
Ah! c’est vilain, ce que vous dites là! quand il s’agit de ce qui peut intéresser Françoise !
Mais, ma chère...
Gardez vos secrets, mais comptez sur moi. (Fausse sortie*.) Ah ! j’oublie encore quelque chose : maman me charge de vous prévenir qu’elle ouvre solennellement les portes du château de la Rive le 1 er juillet, dans deux mois; ce sera l’inauguration
1 Françoise, Cléonice, Henri .
des embellissements qu'elle s'imagine y avoir faits. La fête sera d'un luxe étourdissant et d’un goût détestable, je vous en avertis. Quant à vous, monsieur, maman compte vous envoyer uue invitation, et j'espère que Françoise vous permettra de me faire danser.
Vous voulez absolument vous en aller sur ce beau discourslà?...
Ah! comme vous avez peur que je 11e reste! (Sortant par le fond.) Adieu! adieu!