ACTE I, SCÈNE III
Il K K II 1.
Attendez donc!... on m’a parlé du mariage de mademoiselle votre fille avec un Portugais de haute race, un certain duc de Belver.
DUBUISSON, ricanant.
Un de vos amis?
Non pas! bien au contraire!
DUBUISSON
Je sais ça.
HENRI
Ah!
DUBUISSON
Oui, oui, ce monsieur qui n’a que son nom, son rang et des dettes, et qui prétend à ma fille...
HENRI
Permettez! il a aussi sa laideur et son âge! C’est un capital considérable !
DUBUISSON, riant.
Oui, oui, un œil de moins et tin capital entre cinquante et soixante ans. (A paru 11 est gentil! il est^drôle ! Haut.) Méchant comme un tiîable avec ça ! Vous pensez si elle est pour son nez. ma fille!
HENRI, railleur.
Si mademoiselle votre fille tient de vous...
DUBUISSON
Elle est gentille* et moi, je suis laid, aussi laid que le duc.
HENRI
Ah çà, mais il esl dans ce pays-ci, le duc! Il chasse aux environs, m'a-t-on dit?
DUBUISSON
Oui, c'est une manière de se fauliler chez nous; il y perd son temps; mais il se trouve qu'il nous a parlé de vous.
HENRI
Et il vous a certainement dit du mal de moi?
DUBUISSON
Non, mais je sais qu'il en pense. Dame! il est vieux, pauvre, désagréable... Il avait pourtant une maîtresse assez gentille, et vous la lui avez soufllée...
Henri, sc levant.
IM us bas, monsieur, je vous prie !
DUBUISSON, sc levant aussi.
Ah! oui; à cause de la demoiselle de la maison d'ici... Vous lui en contez donc aussi à mademoiselle Françoise? 11 paraît que vous ôtes un séducteur?
HENRI
Non, monsieur; je suis l'auii respectueux de mademoiselle Françoise Laurent, et les incidents de ma \ îe légère ne doivent pas profaner son’oreille. Quant à la maîtresse du duc, je ne sai* déjà plus son nom, et certes elle ne méritait passes regrets.
Enfin, il a du dépit, et il dit que vous avez fait des petites folies pour cette demoiselle-là... et pour d'autres! ce qui fait que vous auriez aussi de petits embarras... Bref, vous avez