‹ FrançoiseChapitre 86 sur 111 · ACTE III, SCftNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCftNE IX

LA HYONNAIS, lisant .

« Vous pouvez retenir l'amant qui vous trahit pour certaine héritière. J'ai une lettre fort curieuse de cette demoiselle, une lettre d'amour à un jeune cousin, qui peut vous servir à rompre le mariage projeté. Faites-moi un signe, et je vous donnerai au moins le moyen de vous venger. »

FRANÇOISE, avec mépris.

Celle propositiou-là est vraiment flatteuse !

Et cet homme-là est infâme!

N’importe! il faut ravoir la lettre deCléonice.

LA HYONNÀIS.

Pourquoi faire?

Pour la brûler! Autrement, il'perdra cette jeune fille et me fera passer pour sa complice.

LA HYONNAIS.

Et pourtant, si cette jeune fille est souillée d'une faute... mon devoir, à moi, est peut-être d'avertir Henri...

Non, Cléonice est pure, c'est une enfant. Voyez le duc tout de suite, monsieur la Hyonnais. Demandez-lui cette preuve... de ma part... sans vous expliquer sur mes intentions.

LA I1Y0NNAIS.

Quoi! sans l’accabler de votre mépris et du mien?

ÎO

Ah! vous ôtes irrité contre lui? Moi, cela ne m'atteint pas. . . (Fausse sortie.)

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