ACTE III, SCÈNE XIF
LA HYONNAIS.
Mon duel avec le duc? Pour justifier une telle prétention, il faut que vous ayez pris la résolution d'épouser Françoise?
HENRI, effrayé.
L’épouser?
Oui; autrement, vous la compromettriez davantage, et je ne le souffrirais pas.
HENRI* éloniié.
Vous?
LA HYONNAIS.
Répondez; avez-vous renoncé à mademoiselle Dubuisson?
HENRI
.Ne me demandez rien.
LA HYONNAIS.
Si fait! Pourquoi avez-vous refusé tout à l'heure de vous expliquer devant nous? Et maintenant, pourquoi êtes-vous agité? pourquoi êtes-vous pâle?
HENRI
Parce que je viens de prendre une résolution désespérée.
LA HYONNAIS.
Quelle résolution?... dites...
HENRI
La Uyonnais, ne me torturez pas!... Ces horribles dettes...
LA HYONNAIS.
Eh bien?
HENRI
Ma liberté était menacée... M. Dubuisson vient de nie rendre les titres qu’il avait contre moi; maintenant il a ma parole!... Mais, de grâce, ne me parlez plus de moi; c'est de Françoise qu'il est question.
LA II y o N N a i s.
Ob ! Françoise! du moment que vous renoncez à elle, vous perdez le droit de m'interroger sur son compte.
' HENRI, impétueusement.
La Hyonnais! vous aimez Françoise!
LA HYONNAIS.
Ah! vous croyez?...
n K NUI.
Je le vois!... Vous aussi, vous ôtes agité... vous aussi, vous devenez pâle!...
LA HYONNAIS.
Et que vous importe?
HENRI, avec ilouleur.
Que m'importe, en effet?... (S’animant.). Pourtant il me semble que vous devriez la regarder connue votre soeur, puisque... .
Oui, si elle devait être votre femme, il en serait ainsi.
HENRI
11 n’en est donc plus ainsi? Voyons, quel rôle jouez-vous entre elle et moi? je ne le comprends plus!...
LA HYONNAIS.
Eh bien, vous allez le comprendre, car je ne peux plus me