‹ Franges d'autel [microforme]Chapitre 4 sur 20 · DANS LA NOUVELLE.FRANCE · texte numérisé non relu

DANS LA NOUVELLE.FRANCE

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"ÉTAIT le désert fauve en sa splendeur austère ; Rien n'animait encore le vierge coin de terre

Où Montréal devait Plus tard dresser ses tours.

En aval du Courant, et suivant les détours

Qui creusent çà et là les rives ombragées,

Sous les feux du midi, trois pirogues chargées

— Près de l'endroit nommé depuis Pied-du: Courant — Ensemble remontaient les eaux da Saint-Laurent,

Qui côtoyait ainsi les Courbes du grand fleuve ? C'était le fondateur, C'était de Maisonneuve,

Avec de Montmagny, le Courageux soldat,

Vimont, l'apôtre saint, fier d'un double mandat,

Et, comme Pour dorer cette ère qui commence,

Deux femmes, deux Brands cœurs : de Ja Peltrie et Mance :

Ils sont accompagnés de Jaboureurs normands, De matelots bretons, fiers enfants de Ja Gaule, Travailleurs qui devront, le mousquet sur l'épaule, Le poing à la charrue Où la hache à Ja main, S'ouvrir au nouveau monde un si large chemin.

Sur le calme des Eaux une voix nous arrive ;

’est un Cantique Saint, qu'aux échos de Ja rive, Dans l'éclat radieux d’un soleil flamboyant,

a petite flottille envoie en pagayant.

— Halte ! a crié quelqu'un,

Et bientôt, sur la berge, Avec le dôme bleu du ciel nu Pour auberge,

Nos voyageurs rendus dressent Jeur Campement,

Puis ensemble à Benoux, dans Je recueillement, Rappelant au Très-Haut sa divine promesse, Naïfs ou fiers chrétiens vont entenc ! Messe

Au pied d’un tabernacle à Ja h£.

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