PREFACE
Aux jours de la Révolution, peu de mots furent plus fréquemment prononcés, plus souvent placés en vedette dans les écrits publics, que ceux de fraternité, de frère, de sœur, et, si Ton devait s'en rapporter à nombre de barangues, relations, lettres, descriptions et communications diverses qui nous restent de cette période, il faudrait croire que la France d'alors ressemblait à une grande famille unie par les liens les plus doux.
On sait, je ne l'ignore pas, combien différente était la réalité, autre l'état de notre infortuné pays. Qu'il me soit permis néanmoins d'essayer de mettre en lumière, à mon tour, d'établir sur des faits nouveaux une vérité que certains tàcbent sinon de dissimuler entièrement, du moins d'obscurcir peu à peu.
Pour cela, je choisirai, au hasard, entre beaucoup d'autres, quelques épisodes moins connus et