‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 36 sur 206 · Séance du 2^ mars 1701, eincj lieures du soir · texte numérisé non relu

Séance du 2^ mars 1701, eincj lieures du soir

Bientôt même ils ne se contentent plus de ces démonstrations platoniques. Les apostats avaient été injuriés conduisant un convoi. « Après de longues discussions et plusieurs amendements proposés, la Société arrêta de prier messieurs de la municipalité d'enjoindre à nos frères de ligne, de la gendarmerie et de la garde nationale d'arrêter de suite toute personne qui insulterait par parole ou action tout ecclésiastique constitutionnel, surtout lorsqu'il serait dans les fonctions de son ministère *. »

T. a protection des intrus par les Amis de la Cûnstitution n'était point limitée par l'enceinte étroite de la ville; elle s'étendait jusqu'aux confins du Morbihan. Tout n'était-il pas du ressort de ces intrigants?

Informés, par exemple, que l'intrus de Férel était journellement en butte à des outrages, à des menaces de mort, les cJubistes se mirent en devoir de le secourir. Ils se préparaient à prier le directoire départemental d'envoyer vingt-cinq on trente hommes en cette localité « pour faire rentrer dans le devoir tous ceux qui seraient disposés à exciter quelque trouble dans ce canton >., quand ils furent avertis que déjà des mesures énergiques avaient été arrêtées dans ce sens.

Si je signale cette conduite des AmU de la Constitution, ce n'est pas que je veuille la condamner absolument; je me contente de regretter que la bienveillance ait toujours été à l'erreur et à l'apostasie, les rigueurs à la vérité et à la fidélité aux serments les plus sacrés.

Cependant, malgré les faveurs qu'on lui prodiguait, le clergé constitutionnel ne se recrutait guère et res-

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