‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 74 sur 206 · Séance «In 2»; février I7',l · texte numérisé non relu

Séance «In 2»; février I7',l

de ce prêtre turbulent et fanatique, avec prière à nos frères de cette localité d'envoyer dans les Sociétés voisines le même signalement' ». Quant aux deux pièces incriminées, cause de cet émoi, ils demandaient qu'elles fussent promptemeot jetées au feu; ce à quoi la municipalité fut heureuse de se prêter -.

Ainsi, qu'on veuille bien le remarquer, voilà quelques bourgeois d'une culture religieuse pour le moins fort médiocre qui s'arrogent le droit de juger, en un clin d'œil, au milieu du bruit d'une réunion, de l'orthodoxie d'écrits émanés du pape et d'un évêque ! Sans doute, eux aussi, du moins à leurs propres yeux, étaient devenus, comme le janséniste de Pascal, grands tliéologiens en peu de temps. L'affdiation à la Société des Amis de la Constitution n'était-elle pas de nature à leur donner instantanément toute science ?

On ne s'étonnera plus, après cela, de les entendre crier au scandale quand le recteur de Saint-Patern,par exemple, affirme « que c'était une erreur mensongère de dire que le concile de Trente, pour ce qui regardait la discipline, n'avait pas été admis en France ^ ». Evidemment ils avaient élucidé toutes les questions relatives à cette célèbre assemblée !

Ils savaient aussi quand un prêtre était digne ou non d'exercer les fonctions ecclésiastiques, ce qu'il devait enseigner et faire pour l'avantage de la religion '. Voilà pourquoi, après avoir pris connaissance <( d'une adresse des frères de Lorient tendant à prier M. l'évêque de

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