‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 8 sur 206 · Procès-verbal du 2o juin · texte numérisé non relu

Procès-verbal du 2o juin

•2. Procès-verbal du l^-^juin 1792. — L'année suivante, le club, régénéré par Prieur de la Marne, quitta ce local et se transporta, « dans la salle du ci-devant présidial ». A cette occasion, une somme de 1.200 livres fut mise à sa disposition par ce représentant. Cf. Archives nationales. AFu. 12.j. plaquette 9G4, pièce 26.

3. Plus tard 31 mai 1791). un moml)re demanda en faveur des timides qu'ils pussent parler de leur place : cette concession fut refusée.

4. Les procès-verbau.K ne permettent pas d'entrevoir s'ils venaient onlinairement nombreux: nous y lisons seulement qu'un jour ils écoulaient si peu silencieusement que les dames furent contraintes de leur faire imposer silence. Séance du 3 mai 1791.

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présentation laite par deux membres, puis d'une proclamation du nom des candidats à trois réunions consécutives, ("est après ces formalités seulement qu'on était agrégé au club. Parfois, néanmoins la réception avait lieu par acclamation, lorsque le postulant paraissait mériter cette faveur. Le général Canclaux, entre autres, fut admis de cette manière.

Dans la suite, l'enthousiasme des premiers jours se refroidit sensiblement', et les inscriptions devinrent de moins en moins fréquentes -. Le clul) de Vannes était nombreux, cependant. Les procès-verbaux sur lesquels je m'appuie citent plus de deux cent cinquante noms, et je ne crois pas aller au delà de la vérité en portant à trois cents -^ le nombre des affiliés qui, de 1791 à 1793, parurent à ces réunions ''.

1. L.i ville de V;innes. dailleurs. ne préscnlail pas un terrain favoral»lc à l.i culture révnlutionnaire; on la disait « l'un des principaux repaires de raristocratie nobiliaire et sacerdotale ». Mémoire jas/ifia/lif pour les anciens fonctionnaires du déparlemrnl du Morbihan de.slilués et détenus à \'annes en vertu d'arrêtés du représentant Prieur de la Marne, du 8 brumaire. Archives du cnllè^c Sainl-Krançois-Xavier.

2. On doit signaler aussi quelques déTections, notamment celles de MM. Jausions et La Chasse. (Cf. séance des 28 et |{| mai IT'.M.) Ce dernier, reçu le l""" mars précédent, avait été commissaire du roi et ju;:e au tribunal du district de Vannes (cf. séance du 1" mars 11;»!); d'autres furent rayés des listes. ('f. séances des 2 juillet et 13 septembre IVM.

:>. \a' comité de surveillaîice lit demander la liste générale des membres de cette Société. (If. séance du troisième jour de la troisième décade du premier mois de l'an second de la Hépublirpi.' une et indivisible. 2'i octobre 17!>3.) Il semble bien cpielle ne fut pas dre.ss<'e. du moins je n'ai pu la retrouver.

». Not.tns que to\is ces clubisles n'étaient pas de Vannes. Outre les otiiciers «loiit je parlerai plus l)as. on admit des étrangers, soit (pi ils n'eussent pas de réunions dans leur localité, soit (piils préférassent la Société île Vannes. (Cf. séance du

La plupart appartenaient à la bourgeoisie ou à cette partie de la petite noblesse ralliée aux idées révolutionnaires. A peine rencontre-t-on çà et là le nom d'un homme du peuple : on nous parle toutefois d'un concierge de prison ', d'un garçon boulanger - et « de membres qui ne pouvaient pas rapporter au procèsverbal^ ».

Parfois le père y introduisait ses enfants. On signale spécialement un certain Quellenec, qui, le même jour, présenta ses deux fils '. On devine quel enthousiasme excita cet acte de rare civisme ! Les deux jeunes citoyens furent admis sans proclamation et au milieu « des battements de mains et des bravos de toute la salle ».

La Société avait vu précédemment des affiliations qui paraissent l'avoir échaufTée plus encore, u Les vertus civiques n'étant pas étrangères au sexe », porte le

28 mars 1191.) Vingt citoyens de Sarzeau, par exemple, furent reçus à la fois. (Cf. séance du -23 février i~9\.}

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