CHAPITRE V
Effet produit par les résolutions énergiques de la France. - Marie-Thérèse ne s'en émeut pas et continue sa campagne agressive contre l'Alsace. — Trouilles et inquiétudes à Londres. — Démarche du ministre anglais Hyndford auprès de Frédéric. — L'ambassadeur de France, le marquis de Fénelon, annonce aux États généraux à la Haye l'entrée de l'armée française dans les Pays-Bas. — Terreur des Hollandais et envoi du comte de Wassenaer au camp français. — Wassenaer trouve le roi devant Lille. — Accueil qui lui est fait par Louis XV. — Siège et prise de Menin. -- Conclusion du traité d'alliance avec la Prusse
et de l'union des princes allemands à Francfort. — Frédéric veut faire rendre à Belle-Isle le commandement de l'armée qui doit entrer en Allemagne. — Rottenbourg. pour obtenir ce choix, a recours à l'influence de madame de Chàteauroux. — 11 est devancé par Tencin et Richelieu qui veulent combattre l'influence devenue prépondérante du marécbal de Noailles. — Madame de Chàteauroux par! pour l'armée. — Déplorable effet produit par son arrivée-
— Prise de Menin. — Le prince Charles, favorisé par la connivence des princes ecclésiastiques, passe le Rhin e1 envahit l'Alsace. — Le roi interrompt la campagne de Flandre et se porte de sa personne au secours de la province envahie. — Frédéric annonce son entrée un Bohême et envoie à Metz le maréchal Schmettau pour combiner son attaque avec le mouvement de l'armée française. — Arrivée de Louis XV à Metz. — Il tombe malade a la suite de son départ pour l'Alsace. — Madame de Châteauroux dissimule pendant quelque temps les dangers de la maladie. — Les princes du sang pénètrent de force chez le roi, et l'évêque de Soissons, grand aumônier, l'invite à songer à sa conscience. — Mesdames de Cbâteauroux et deLauraguais reçoivent l'ordre de quitter Metz. — L'évêqur de Soissons, avant d'administrer au roi les derniers sacrements, exige l'aveu public de ses fautes. — Affreux voyage de madame de Cbâteauroux de Metz à Paris. — Elle rencontre à Bar la reine qui vient à Metz. — Arrivée de la reine. — Amélioration dans l'état du roi. — Sa guérison.
— Joie générale en France.
Marie-Thérèse, avertie de l'entrée de Frédéric en Bohême, envoie au prince Charles l'ordre de rentrer en Allemagne.
— Le maréchal de Noailles, chargé de le poursuivre, lui laisse passé le Rhin sans être inquiété. — Colère de Frédéric. — Le roi se décide à aller faire le siège de Fribourg en Brisgau. — Conséquences regrettables de la maladie du roi. — La nouvelle alliance avec la Prusse est inaugurée sous de fâcheux auspices. — Fin de cette première période de la guerre de succession d'Autriche. . . . 233
Correspondance de Voltaire avec Amelot, miuistre des affaires étrangères pendant sa mission auprès du roi de Prusse 4U1
Correspondance de Voltaire avec Auielot. après son retour de Prusse 419
Récit ofricifi de la maladie du roi, euvoyé par Ledran, premier commis des affaires étrangères, aux agents diplomatiques 430
II] LA 50C. ANUN. UE I'L'llL. l'ÉHIOD. — H. MOl'II.LOT. 49150