‹ Frédéric II et Marie-Thérèse d'apres des documents nouveaux, 1740-1742 (volume 2)Chapitre 32 sur 52 · IL. o · texte numérisé non relu

IL. o

Isle, le 4 septembre (du camp de Neudorf, où il avait suivi Frédéric), vous rendre compte, monseigneur, d'un fait qui marque également et la franchise du roi et la prodigieuse alarme de la cour de Vienne... Ce matin, dans le temps que le roi de Prusse mettait son armée en bataille pour la mettre en colonne, lui à cheval, et la faire marcher par sa gauche, arrive un courrier de lord Hyndfort. J'avais l'honneur d'être auprès de lui, et, après avoir lu la dépèche et la pièce qu'elle contenait, il m'appela et me dit tout haut : « Tenez, monsieur de Valori, lisez cela; je crois que ces gens deviennent fous. » C'était un projet de traité qui n'avait pas seulement le titre de projet, mais qui était couché de manière à n'avoir que la signature à y mettre. La reine de Hongrie y cède toute la basse Silésie, la ville de Breslau comprise : la Xeisse doit en faire la limite... En faveur de ce sacrifice, on exige de Sa Majesté Prussienne qu'elle donne sa voix électorale au grand-duc, qu'elle entre en liaison avec les électeurs de Saxe et de Hanovre en faveur de la cour de Vienne, et qu'elle joindra dix mille hommes

aux troupes de 31. de Néïpperg, et qu'il s'engagera de toutes ses forces à trouver des dédommagements aux dépens des ennemis de cette cour : en un mot, de défendre la Pragmatique . Mylord Hyndfort accompagne cette pièce d'une lettre, disant qu'il a les pleins pouvoirs pour terminer et qu'il a une lettre du grand-duc pour Sa Majesté, dont il ne doit faire usage que selon le bon plaisir de sadite Majesté. Le roi de Prusse m'a dit qu'il était curieux de voir cette lettre, qu'il la ferait venir et répondrait honnêtement. « Mais, » a-t-il ajouté, « je lui témoignerai toute ma surprise et ne lui laisserai aucun doute qu'il est nécessaire qu'il satisfasse la France et la Bavière. » — Je supprime, monseigeur, toutes les réflexions et les plaisanteries que ce prince m'a fait ; mais je ne dois pas supprimer les réflexions à faire sur la nature de son procédé ; il en use avec une franchise qui ne laisse rien à désirer sur ce qu'il a promis. Il m'a dit seulement qu'il fallait qu'on eut bien mauvaise opinion de sa sincérité ou de sa politique pour revenir si souvent à la charge. « Ou ils me croient un fourbe,» dit-il, «ou le plus mal-

habile du monde. » — «Je ne conçois rien », ajoutait-il encore quelques jours après, avant de donner l'audience qu'il devait accorder à lord Hydnfort, « à cette opiniâtreté du roi d'Angleterre... Je croyais m être expliqué assez clairement pour être délivré de ces importunités.» — Et puis, » disait-il encore par moments, est-ce que le roi de France est vraiment si désintéressé? est-ce qu'il ne veut tirer aucun avantage de la guerre qu'il soutient? est-ce que nous ne ferons rien pour lui1 ? »

Enfin, après l'audience accordée, le ministre anglais faisait encore mine de vouloir rester au camp ; mais Frédéric eut grand soin d'envoyer tout de suite à Valori un officier supérieur de son état-major pour le rassurer à cet égard. « M. de Goltz (le nom est bon à retenir, on verra tout à l'heure pourquoi), écrit Yalori le 23 septembre, sort de ma chambre, et m'a dit avoir ordre du roi son maître de conseiller à lord Hyndfort de ne pas prolonger davantage son départ de l'armée. S'il ne se rend pas à cette

i. Valori à Bellc-Isle, 30 août, 14-22 septembre 1741. (Correspondance de Prusse. — Ministère des affaires étrangères.)

insinuation et à ce conseil d'ami, il doit lui dire qu'ayant eu du roi une réponse positive et invariable, un plus long séjour à l'armée ne pourrait lui être agréable, puisqu'il ne pouvait produire d'autre effet que de donner de l'ombrage à ses alliés, ce qu'il voulait éviter soigneusement, de manière qu'il partira aujourd'hui pour Breslau. Vous voyez, monseigneur, par cette conduite, combien le roi de Prusse est soigneux de tout ce qui peut donner des preuves de sa sincérité. Je lui dois cette justice qu'il n'en laisse pas échapper la plus petite occasion *. »

Et Belle-Isle, touché jusqu'aux larmes de cette attention, en témoignait lui-même sa reconnaissance à Frédéric en ces termes : « On ne peut être plus touché que je ne le suis de l'attention pleine de bonté avec laquelle Votre Majesté a daigné me faire part de la négociation infructueuse des Anglais, qui montre qu'avec les qualités éminentes dont Votre Majesté est douée, elle joint encore la

1. Valori à Belle-Isle, 23 septembre 1741. {Correspondance de Prusse. Ministère des affaires étrangères.)

grâce qui accompagne toutes ses actions ". » Ces effusions de tendresse ne devaient cette fois encore durer que peu de jours. Les courriers qui portaient les lettres si confiantes de Valori n'avaient pas encore eu le temps d'arri' ver à leur adresse que déjà l'horizon s'assombrissait et la couleur du ciel était changée. Sans prétexte, sans préparation, le roi se remit subitement à se plaindre de tout, sur un ton comminatoire, et un déluge de récriminations et d'exigences inattendues vint fondre sur la tête du malheureux ambassadeur. Et ce qu'il y avait de plus surprenant pour lui dans cette bourrasque imprévue, c'est qu'aucun de ces griefs improvisés n'était nouveau et ne paraissait, la veille encore, exciter tant ce colère. Ainsi les fautes trop réelles commises par l'électeur dans la conduite de ses troupes n'étaient jusque-là l'objet que de critiques justes et modérées. Sans que rien fût venu les aggraver, tout à coup Frédéric n'en put plus parler qu'a-

1. Belle-Isle à Frédéric, 2 octobre. 1741. {Correspondance de Prusse. Ministère dc9 affaires étrangères.)

vec des accès de rage. Le prince naguère accablé de tant de caresses n'était plus qu'un âne : les généraux français et bavarois ne valaient guère mieux, les Saxons étaient des c..., et, à moins que Belle-Isle ne vînt sur-le-champ prendre le commandement, il serait impossible de continuer la guerre sur ce pied-là. Puis des points du traité de partage qui paraissaient réglés étaient subitement remis en question avec une vivacité impérieuse. La ville forte de Glatz, par exemple, située sur la frontière de Silésie et de Bohême, d'abord revendiquée par la Prusse, avait été, après quelques discussions, cédée de bonne grâce à l'électeur, qui se confondait encore dans toutes ses lettres en remercîments. Du soir au matin,! il se trouva de nouveau que la possession de Glatz était indispensable pour la sécurité de la Silésie, et il fallait qu'elle fût rétrocédée sans débat, séance tenante, sans quoi tout était rompu, et il n'y avait plus à parler de rien. C'était ensuite la présence d'un agent autrichien à Versailles (politesse diplomatique convenue d'avance entre les alliés pour attester le désintéressement per-

sonnel de la France dans les conflits intérieurs de l'Allemagne) qui devenait l'objet de soupçons injurieux. Pourquoi le cardinal tenait-il tant à garder un moyen de communiquer subrepticement avec la reine de Hongrie ? Enfin, ne sachant qu'inventer, Frédéric trouvait à redire même au traité de neutralité signé avec le Hanovre. Cette convention avait été faite trop vite, sans sa participation; s'il eût été prévenu à temps, il aurait demandé des avantages pour lui, et la France n'avait pensé qu'aux siens. Bref, comme conclusion de cette série de chicanes sans valeur et d'algarades incohérentes, il déclara qu'il allait faire le siège de Xeisse, la dernière place importante qui lui restât à conquérir en Silésie, après quoi ses troupes, qui travaillaient depuis un an et avaient besoin de se reposer, prendraient leurs quartiers d'hiver et n'en bougeraient jusqu'au printemps. Après tout, ce n'était pas sa faute si, en négligeant de prendre Vienne quand on le pouvait, on avait manqué l'occasion de terminer la guerre d'un seul coup. Il ne pouvait pourtant pas passer son temps à faire

à lui seul les affaires et à réparer les fautes des autres 1.

A ce changement d'humeur et à ces exigences inattendues, Yalori essaya d'abord de répondre par un redoublement de facilité et de bonne grâce. Ainsi, à force d'insistance, il finit par obtenir du ministère français et de l'électeur qu'on reviendrait sur la concession de Glatz, et que cette ville, si Frédéric l'exigeait absolument, serait de nouveau jointe aux possessions futures de la Prusse. Le jour qu'il reçut l'autorisation de consentir à cette cession, discutant encore pour la forme, il laissa échapper de ses mains et tomber par terre le billet ministériel qui contenait ses dernières instructions. Frédéric raconte lui-même qu'il mit à l'instant le pied comme par mégarde sur le papier égaré, pour empêcher l'ambassadeur de le ramasser, et se réserver lui-même la facilité d'en prendre lecture, après l'audience, mais il n'ajoute pas que Yalori s'aperçut parfaitement de

i. Valori à Amelot et à Belle-Isle 7, 9, 17, 30 octobre 1741. (Correspondance de Prusse. Ministère des affaires étrangères.) — M. Droysen résume lui-même tous ces griefs, auxquels il paraît encore attacher une valeur sérieuse.

ce manège et que, le lendemain, quand il lui demanda de nouveau avec hauteur : « Eh bien, quand remettez- vous la ville de Glatz entre mes mains? — Mais, sire, lui répondit l'ambassadeur, je croyais dès hier l'avoir mise à vos pieds. » Frédéric sourit et, pour ce jour-là, fut désarmé. Mais, dès le lendemain, c'étaient de nouveaux prétextes pour de nouvelles colères. Yalori avait trop bien appris, aux dépens de son repos, à quel caractère il avait affaire pour prendre longtemps au sérieux ces emportements et pour ne pas se mettre en devoir de chercher quel calcul se cachait derrière la passion. L'idée que tous ces griefs imaginaires n'avaient d'autre but que de préparer la voie à une rupture et de justifier un manque de foi se présentait tout naturellement, et, quelque pénible qu'il dût lui paraître de se déjuger, du blanc au noir, à quinze jours de distance, dès le 7 octobre, il écrivait déjà à Belle-Isle en lui racontant sa désagréable surprise : « Ne penseriez-vous pas, monseigneur, que le changement d'avis et de dispositions du roi de Prusse sur la cession de Glalz est le commencement

de ce qu'on appelle une querelle d'Allemand Je vous avoue que je ne suis pas tranquille à ce sujet. » Et il avait d'autant plus lieu de ne pas l'être qu'il apprenait en même temps que, soit que le conseil porté par le colonel de Goltz à lord Hyndfort n'eût pas été donné assez clairement ou n'eût pas été suivi, cet agent n'avait quitté l'armée que pour s'arrêter à quelques lieues de là, se disant malade. Il restait dans le voisinage de Neîsse, à égale distance des camps prussien et autrichien, et communiquant, grâce à son caractère diplomatique, librement avec l'un et l'autre .

Puis, quand Frédéric commença, comme il l'avait annoncé, l'attaque de Nfeisse, Valori, qui avait des prétentions à se connaître dans l'art du génie militaire et qui endoctrinait volontiers sur cette matière, ne put s'empêcher de remarquer que le siège dont il était témoin avait une physionomie étrange qui ne ressemblait à aucune autre : ni assaillants ni assiégés ne jouaient franchement leur jeu: les uns avaient l'air de n'attaquer que pour la forme, les autres de ne se défendre que par bienséance. De plus,

l'armée du maréchal de Xeipperg, campée dans le voisinage, ne semblait pas se mettre en peine de porter secours à la ville en détresse. Témoin de ces allures suspectes, Valori se demandait involontairement, sans oser tout à fait s'arrêter à cet odieux soupçon, s'il n'était pas le jouet d'une comédie l.

A la vérité, Frédéric, qui suivait sur son visage le travail intérieur de son esprit, semblait de temps à autre prendre soin, sinon de le rassurer, au moins de le déconcerter. Ainsi un soir, à souper, l'ayant, comme d'ordinaire, fait asseoir à ses côtés et recevant une lettre apportée par un trompette, il la lui fit encore cette fois passer après l'avoir lue, seulement sans y ajouter de commentaire. C'était une nouvelle missive de lord Hyndfort, qui pour le coup semblait découragé et prenait un congé définitif. « Je suis au désespoir, y était-il dit, de voir augmenter plutôt que diminuer l'inflexibilité des deux Etats. Je n'ai que la conscience d'avoir fait mon devoir, et, comme ma

1. Valori à Beile-Isle, 7 octobre 1741. (Correspondance de Prusse. Ministère des affaires étrangères.) — Mémoires de

Valori, t. i, p. 12S.

santé est peu rétablie, je m'en retourne aujourd'hui à Breslau, où j'attendrai les ordres de Votre Majesté. » Devant ce démenti catégorique donné à ses alarmes, Yalori dut rougir intérieurement de son jugement téméraire. Mais, comme, dès le lendemain, les indices suspects reparaissaient, il se trouvait entièrement dérouté et ne savait plus que croire, ni surtout qu'écrire à ses chefs : il confessait lui-même avec désespoir à Belle-Isie la confusion d'idées contradictoires qui, se heurtant dans son cerveau, menaçaient de le faire éclater. « Plus j'avance, monseigneur, dans la situation où je suis et plus je suis convaincu de mon insuffisance. Je sens combien je suis peu propre à trouver des emplâtres aux manques de parole et à des variations de toute nature qui remplissent ma tète de soupçons auxquels je ne veux pas m'arrèter et encore moins vous les mander... Vous trouverez sans doute que mes lettres sont différentes et que je chante pour ainsi dire la palinodie ; mais je crois ce ton de musique nécessaire dans ce pays de variations. » Son trouble était d'autant plus grand qu'une

extrême fatigue devait s'y joindre. Il n'osait perdre le prince de vue, comme s'il avait craint qu'il ne lui échappât, et celui-ci se faisait un malin plaisir de le promener au galop tout le long du jour, de poste en poste, le harcelant de railleries sur l'obésité qui lui rendait le métier de cavalier très pénible. Le soir venu, il y avait de quoi ne plus pouvoir se tenir sur ses jambes ni lier deux idées ensemble. Au bout de quelques jours de cet exercice, le roi l'engagea.pourtant à aller se reposer à Breslau, où il ne tarderait pas à le rejoindre. Valori suivit cet avis charitable, mais sans pouvoir bannir de son esprit la pensée que la précaution avait aussi pour but de mettre un terme à ces observations indiscrètes sur les opérations du siège \ L'embarras de Yalori lui fait honneur, car, pour démêler le tissu d'intrigues qui passait sous ses yeux, il aurait fallu être capable d'en nouer soi-même la trame. Il ne l'était pas, et je ne sais, en vérité, sauf Frédéric, qui l'eût été. Depuis que le dessous des cartes nous est

i. Valori à Belle-Isle, 9, 12 octobre. — A Anielot, 17 octobre. {Correspondance de Prusse. Ministère des affaires étrangères.) — Mémoires de Valori.

connu (puisqu'il a convenu aux archivistes prussiens de les mettre toutes sur la table), il faut avouer que jamais, dans aucune comédie à caractère, fourbe de profession ne recourut à de pareils tours de passe-passe. Yoici, en effet, ce qui avait eu lieu :

Le colonel de Goltz était bien chargé, comme il l'avait dit, d'engager lord Hyndfort à s'éloigner, mais il avait négligé d'ajouter qu'à ce conseil était jointe une communication d'une tout autre nature. Le roi (avait-il commission de dire à l'envoyé anglais) trouvait les propositions de la reine de Hongrie parfaitement satisfaisantes et n'en demandait pas davantage. Mais, venant de signer avec les ennemis de la reine un traité en cours d'exécution, décemment il ne pouvait en conclure avec elle un tout contraire. La seule chose qui fût possible, c'était un accommodement provisoire qui ménagerait la transition et dont les termes seraient ceux-ci : « On laisserait l'armée prussienne s'emparer de Neisse, à peu près sans coup férir; la ville ne se défendant qu'en apparence et le maréchal de Xeippergs'abstenant de la secourir. En retour, le roi, une

fois la ville prise, laisserait le maréchal de Neipperg s'éloigner avec son armée intacte et s'abstiendrait de toute autre action offensive contre la reine et ses alliés. Ensuite, après quelques mois écoulés, en décembre, par exemple, on verrait à convertir la trêve effective et secrète en une paix ostensible et définitive. C'est ce que Goltz lui-même résumait le lendemain en ces termes, laissés par écrit entre les mains de Hyndfort : « Je puis vous assurer que, si le roi jouait seul, tout serait bientôt fait... Mais nos alliés méritent des égards. Tout ce que nous pourrons faire pour le bien de la reine, qui ne nous est nullement indifférent, c'est de laisser aller son armée d'ici... de nous amuser en Silésie et de n'agir autre part contre qui que ce soit au monde. Si cela vous convient, M. de Neipperg peut partir demain : s'il le veut, ma tête lui sera garante de ce que j'ai l'honneur de vous dire l. »

1. Le colonel de Goltz au comte de Hyndfort, 25 sept. 1741. Pol. Corr., t. i, p. 355. — D'Arnetk, t. i, p. 331, 324. — Gri'mhagen, Geschichte des ersten schlesischen Kriegs. Gotha, 1851, t. u, p. 10 et suiv. — D'après ces deux derniers historiens, ce serait dès le 15 septembre que des pourparlers au-

Hyndfort aurait bien pu penser que même la tête d'un colonel était une faible garantie de l'exécution loyale d'une proposition qui l'était si peu. Mais Marie-Thérèse avait un tel intérêt à recouvrer la libre disposition d'une de ses armées et à obtenir la neutralité de son plus redoutable adversaire, qu'il n'hésita pas à transmettre la proposition à Vienne, restant lui-même, comme on l'a vu, sous prétexte de maladie, à portée d'attendre la réponse. Marie-Thérèse pensa comme lui, et on peut supposer que ce qui lui agréa le plus dans l'arrangement offert, c'était le retard apporté àla conclusion d'un traité définitif. Avec son indomptable confiance dans son bon droit, elle pouvait supposer que clans l'intervalle un retour de fortune lui permettrait d'obtenir des conditions plus avantageuses.

Les acteurs étant ainsi tous d'accord et les rôles distribués, il ne s'agit plus que d'assurer le succès de la représentation. On fixa à quinze le nombre des jours que devrait durer le siège

raient été engagés entre le colonel de Goltz, le maréchal de Neipperg et lord Hyndfort, pour la conclusion de cet étrange arrangement. La duplicité et la mauvaise foi de Frédéric seraient ainsi encore plus manifestes.

Page 1