‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 137 sur 235 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

« l'Ère nouvelle ». — les journées sanglantes, m^"" affre. — misère et ckarité.

Le Père Lacordaire a raconté dans ses Mémoù'es qu'après la Révolution de février, son esprit se trouva fort perplexe. Il était partagé entre la monarchie tempérée qui avait eu toujours ses préférences, assuret-il, mais qui venait de tomber irrémédiablement, et la République qu'il ne croyait pas possible et durable en France, mais quide fait existait. Et il se demandait si du moins il n'était pas sage de l'étayer franchement comme un abri, dans l'intérêt des institutions dont l'absence avait causé la ruine de deux trônes et de deux dynasties.

(( Or, écrit-il, pendant que je délibérais ainsi avec moi-même, M. l'abbé Maretet Frédéric Ozanam frappèrent à ma porte. Ils venaient me dire que le trouble et l'incertitude régnaient parmi les catholiques, et que cette confusion et irrésolution des esprits pouvaient nous rendre hostile le régime nouveau, et nous ôter les chances d'obtenir de lui les libertés que

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