‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 143 sur 235 · LE CHOLÉRA · texte numérisé non relu

LE CHOLÉRA

frappant à des portes longtemps fermées, y faisait rentrer avec elle la paix, la réconciliation et les promesses de l'éternité. »

Dans la môme Assemblée, la comparaison de l'action de la politique et de Faction de la charité amena sur les lèvres d'Ozanam les noms de Richelieu et de saint Vinceiit de Paul, vivant l'un près de l'autre, entre les périls de la Guerre de Trente ans et les déchirements des factions politiques. Il s'écria d'un bel élan : « Sans doute, le grand ministre remplit un rôle glorieux, mais qui voudrait, qui pourrait le recommencer aujourd'hui? Richelieu ne fut que l'homme d'un pays, d'un siècle, de quelques années. Au contraire, saint Vincent de Paul est de tous les pays et de tous les siècles. Son nom est célébré partout où le soleil éclaire la croix d'un clocher. Son esprit visite les hôpitaux et les écoles de nos faubourgs où il a ses filles, comme les missions du Liban, de la Chine et du Texas toutes peuplées de ses fils. Son œuvre ne vieillit pas : qui ne voudrait la recommencer? Et, si nous avons du cœur et de la foi, qui nous en empêche, Messieurs? »

Cf. L'Ère nouvelle. P. Lacordaire, Mémoires; sa Vie. chap. xxii, p. 177. — Lettre de 31" Affre, lett. XLIII, p. 253; lelt. XXXV, p. 227, 236. — Le Divorce, Mélanges, t. VII, p. 149 et suiv. — Événements (le juin, lelt. XXXVIII, p. 235; lett. XXXIX, p. 240; lett. XL, p. 243; XLI, 2i7. — Misère et Charité, Bulletin de S.-V. P., 1848, n" 2, septembre, l'Assemblée générale, p. 36 et suiv., et n" 5, janvier 1849, p. 203, 252, 255.

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