‹ Frédéric Ozanam, sa vie et ses œuvres [microforme]Chapitre 15 sur 65 · ÉCRIRE · texte numérisé non relu

ÉCRIRE

+ L'incertitude de ma destinée éternelle ne me “Jaissait pas de repos. Je m'attachais avee désespoir “aux dogmes sacrés, et je croyais le: sentir se briser ‘sous ma main. C’est alors que l’enseignement d’un prêtre philosophe me sauva. Il mit dans mes pen- “sces l'ordre et la lumière; je crus désormais d’une ‘foiassurée, et, touché d’un bienfait si rare, je promis “à Dieu de vouer mes jours au service de la vérité, “qui me donnait la paix.”

Ozanam avait alors quinze ans et ce prêtre philosophe qui le sauva était cet abbé Noirot dont il a dit dans une de ses lettres : ‘ Quel ami, ce bon M. Noirot ! sa bonté est toujours la même, à lui reconnaissance éternelle.”* Ce très digne prêtre était en toutes choses le Mentor d'Ozanam. Écolier, celui-ci recherchait ses conseils, et plus tard, professeur à la Sorbonne, il ne faisait paraître aucun de ses ouvrages sans l'avoir consulté sur l’ensemble et sur les détails.

A seize ans et demi Ozanam était bachelier ès lettres ; nous n'avons pas besoin d'ajouter que chaque année passée par lui au collège de Lyon se terminait par des triomphes. “Que de fois, dit l'abbé Ozanam, “n'avons-nous pas eu la joie de déposer sur son front “ces couronnes qui n'étaient qu'un faible prélude des “éclatants suceès qui l’attendaient sur un théâtre “bien autrement vaste et élevé.”

* Lerrres t, ler p. 14, lettre à M. Fortoul.

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