‹ Frédérick-Lemaître et son temps, 1800-1876 (volume 2)Chapitre 19 sur 28 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

D'un pair de France!

LE BARON

Oui, d'un pair de France; il possédait en Bourgogne tout ce fameux clos qui se trouve au pied de Beaune, et bien d'autres propriétés I mais c'était un dépensier, un mange-tout 1 A sa mort, tous ses biens étaient grevés d'hypothèques, et la pauvre enfant est restée sans rien... Heureusement que ma fortune I... A sa mort, je l'ai prise avec moi, et je lui ai fait faire le tour du monde pour la distraire. Je veux l'emmener dans l'Amérique du Sud, où j'ai le projet de fonder une colonisation, dont je m'occupe de rassembler les éléments....

CHARLES

Est-ce que vous seriez ?

LE BARON

Oui, monsieur... je veux réunir des hommes intelligents... Voici l'entreprise résumée en quelques mots : on met chaque colon en possession d'une certaine étendue de terre, afin de l'habituer au travail et de ne pas commencer par le brigandage, puis...

CHARLES

Et quelle somme est nécessaire ?

142 FREDERIGK-LEMAITRE.

LE BARON

Sept OU huit mille francs...

Or le baron est, comme vous le savez, un horrible filou.

Et le pu£f du patriotisme !

Charies propose à Robert-Macaire de fuir en Amérique.

MAGÂIRE.

M'expatrier 1 qui ? moi ! Je quitterais ma patrie, cette aimable France, séjour de Tindustrle, des beauxartB et des belles manières ! jamais ! jamais ! Oh ! non I non ! France, je te reste ! ton aspect fait battre mon cœur 1 je reste dans ma patrie 1

Et le puff des sociétés en commandite ! et le dialogue de Macaire avec Eloa, la prostituée qui joue à la vertu ; ce chef-d'œuvre du puff de Tamour, qui vient chiffonner, entre parenthèses, la collerette de Georges Sand !

HAGAmB.

Eloa ! . . . encore un instant, et nos destinées seront à jamais unies . . .

ELOA

Ne le sont-elles pas déjà?. . .

MACAIRB.

Oui I par Tamour, n'est-ce pas, Eloa? Ce n'est pas à cause de ma position ... de ma fortune. •• que vous consentez à former avec moi ce pacte solennel que les hommes sont convenus d'appeler entre eux mariage. • . union légitime?

ELOA

Votre fortune. . • votre position. Ah I le jour où vous m'apparûtes pour la première fois, savais-je qui vous étiez? et cependant mes regards timides répondaient à vos regards...

MACAIRB.

Enflammés ! oui, c*est le mot. . . Mais dis-moi, Eloa, t'en souviens-tu de ce jour (non, c'était un soir) où pour la première fois nous nous rencontrâmes à TOpéra?. . . Nos loges étaient en face Tune de Tautre, et nous n*élions séparés que par le vide immense qui règne entre le lustre et le parterre... tout à coup mon binocle rencontra le tien... Ah! que d'expression dans ce langage muet !. . . j'étais sourd à Thor. . . au charivari de Torchestre, j'avais une fièvre délirante, mon pouls boitait cinq cents pulsations par minute ; enfin Texal-

i 44 FREDERICK-LEMAITRE.

tation de tout mon être était telle, qu'un moment J'eus la pensée de franchir d'un seul bond Tespace qui nous séparait, pour venir tomber à tes pieds, et te dire : Je t'aime ! je.t'aime I • . . Il me fallut me décider à passer par un vulgaire couloir. Oh ! malheur à ceux qui se trouvaient sur mon passage ! ... je culbutais tout, sans distinction d'âge, de sexe, pour arriver jusqu'à toi, et te dire : Je t'aime 1 L'univers tout entier se serait trouvé là. • • que je l'aurais éorasé. . • broyé. . . puWMsé. . . pour venir te dire : Je t'aime !

ELOA

Quelle délicatesse de sentiments 1 je crois entendre un des héros de roman de M. Alphonse. . .

MAGAIRE.

Car. • . toi qui m'offrais toutes les perfections d'Indiana, de Lélia, etc. . . etc. . . productions de monsieur ou de madame. , . j'ignore. . . Eloa ! si ton père m'avait refusé ta main... oh I quelle épouvantable catastrophe ! ... je lui en aurais fait voir des grises. . .

ELOA

Et crois-tu que la volonté de mon père m'eût arrêtée I. . . J'aurais voulu qu'il me refusât. . . que dis-je ? j'aurais voulu que l'homme dont j'ai porté le nom fût encore vivant.

IfACAIRE.

Le pair de France ! . • . c'eût été plus drôle !• . .

BLOA.

Je lui aurais dit : Je me révolte contre une autorité dont tu abuses I • . . Parce que les lois et le monde m*ont enchaînée à toi, tu t'imagines que je suis ta femme ? Eh bien non !... Alors, épouse criminelle et adultère, je serais venue à toi, comme l'ange déchu, et je t'aurais dit : Voilà ce que j'ai fait, parle, que veux-tu ?

MACAmE.

créature vraiment complète ! . . • femme libre, je t*ai trouvée ! oh ! grâce I grâce ! tant d'exaltation me tue. {Elle lui passe la main dans les cheveux.) 11 n'est pas sur la terre... pardon, vous me chatouillez... non, il n'est pas d'âme, fût-elle de fer, fût-elle do diamant, qui pût résister à tant de bonheur. • . Eloa I . . • si jamais ton amour cessait d'entendre l'idiome du mien !

ELOA

Saint-Ré m ond! si tu me trompais.. .

MAGAIRS.

Le fer I . • .

ELOA

Le feu 1 . • •

MAGAIRB

I«c forfait!. ,.

146 FRÉDÉRICK-LEMMTRE .

BLOA.

Ton existence!...

MACÀme.

Ta vie !.. .

ELOA

Je serais capable de tout, vois-tu !

UACAIRE.

Voilà comme on aime.'. .

BLOA.

Sans or, ni grandeur!...

MACAIRE

Avec Tun et Tautre.

KLOA«

A toi pour la vie!...

MAGAIRE.

Pour la viel...

ELOA

Jamais un soupçon !

MACAIRE

Jamais un chagrin!...

BLOA.

Jamais ! . • • jamais ! . • •

FHEDERIGK-LEMAITUE. . 14T

Et le pufi de ramilié! raillerie sublime qui donna naissance à Bertrand. Car Macaire a un double, un reflet, une ombre, un écho: Bertrand. Bertrand, c'est le voleur de la canaille d'en bas ; Macaire est le voleur de la canaille d'en haut. Macaire est philosophe, il ne doute de rien, Bertrand est superstitieux et doute de tout; Macaire est matérialiste, et Bertrand croit aux revenants. Le supplice de Macaire, c'est de porter des haillons ; le supplice de Bertrand, c'est de porter des menottes.

Il y a cependant entre ces deux hommes un attachement indiscutable, fatal : Dieu les avait fait naître pour le même boulet.

N'est-ce pas là l'œuvre capitale d'une littérature de hasard, éclose des instincts du peuple et de l'impitoyable raillerie gauloise? Œuvre pimentée encore parle jeu de Frederick, qui venait de créer un genre tout à fait shakespearien, gaieté terrible, éclat de rire sinistre, dérision amére, raillerie impitoyable, sarcasme qui laisse bien loin en arrière la froide méchanceté de Méphistophélès, et, par-dessus tout cela, une élégance, une

souplesse, une grâce étonnante, qui furent comme Taristocratie du vice et du crime !

Robert- Macaîre fît école. Il inspira Philippon et Daumier, qui crayonnèrent mille Robert avec mille légendes qui furent autant de satires amères contre notre société. Philippon et Daumier furent, durant dix années, les Aristophanes du crayon.

Quelques jours après la~mort de Frederick, Cham, avec cet à-propos persistant qui en fait l'homme le plus spirituel de la terre, rééditait un Robert-Macaire dans le Charivari.

Le dessin représentait un grand bonhomme, le bras levé en signe de joie, marchant triomphalement entre une profession de foi et la Bourse, et s' écriant dans un accès de lyrisme :

Pauvre Frédérick-Lemaître ! Je te dois le jour ! Tu meurs me laissant dans la prospérité et maître du monde !

Je voudrais insister longuement sur le haillon de Robert-Macaire. Jamais haillon ne fut pareil à celui-là. Jamais haillon ne fut ainsi tenu ! Et c'était Frederick qui portait avec la même aisance le costume du moyen âge et l'habit

frp:derigk-lemaitue. 149

noir, la bure et le velours, le bonnet de laine et le chapeau à plumes, Thabit brodé du marquis et les lambeaux du mendiant.

Ce qu*il a fait durant toute sa carrière, du haillon, est vraiment incroyable ; on peut dire, sans se tromper, qu'il en est l'inventeur, et que les guenilles dramatiques ne datent que de lui. Mais aussi, quelles suprêmes guenilles I Et quel habit du maréchal de Richelieu, sur les épaules de Fleury ou de Mole, fut jamais aussi vrai que les guenilles du Joueur, sur le dos voûté de notre comédien ? Quel chapeau sans fond, comme l'ironie de cet homme!

Quelle veste aux trous superbes 1 Quelle misère infinie! On vous avait montré des broderies au naturel, voici maintenant des trous et des souillures au naturel . On parle encore des misères du théâtre grec et du roi Œdipe, couvert de sang et de fange, partant pour l'exil ; la misère du Joueur est encore une plus grande misère. Quant aux guenilles de Robert-Macaire, ce fut le chef-d'œuvre d'un comédien plein de verve et d'un comédien puissant.

Quelle tâche, en effet, de nous faire rire aux

éclats avec un scélérat tout troué, et dont chaque trou s*est élargi aux verroux du cachot, aux fers du bagne ou dans un vol de grand chemin!

C'est ici rinstant de dire un mot du camarade de Frederick appelé Serres, et qui, dans le rôle de Bertrand, le seconda si bien. Serres était un comédien très-intelligçnt. Son ironie était incisive et sa gaieté triste. Il était goguenard et railleur; même dans son sourire il y avait de l'amertume ; il possédait le grand mérite d'être aussi loin du bouffon du vaudeville que du niais du mélodrame. Il tenait de Bouffé, il tenait de Vernet, il tenait au véritable côté de la nature humaine. Il s'était attaché, corps et âme, à Frédérick-Lemaître , dans ses beaux jours, et il ne le quittait pas plus que son ombre. Il marchait dans son sillon ; il riait de ses saillies ; il partageait ses haines, ses colères et ses amours ; il était la charge vivante et sérieuse de ce héros de carrefour; il renvoyait avec le plus admirable sang-froid , à son géant de partner, toutes ses vives et admirables saillies,

FREDKRIGK-LEMAITRE. 151

qui ne faisaient que gagner à être ballotées ainsi de Tun à l'autre comédien.

Serres, dit Jules Janin dans un des feuilletons qu*il lui consacra, était sans contredit le premier des personnages secondaires, et je ne crois pas que de nos jours, on en trouve un miei;x disposé que lui à r0cevoir toutes les impressions de son chef de Ûle.

Dans cette création ignoble autant qu'admirable, de Hobert-Macaire, Serres a compléJé Robert-Macaire en créant le rôle de Bertrand ; il a été le Véritable Sancho de ce don Quichotte du bagne, et les plus habiles connaisseurs ne savent pas encore s'ils doivent donner la palme à Frédérick-Lemattre où à sop digne camarade. Je crois cependant qu'en ceci Frédérick-Lemaître est le premier : il a donné l'impulsion à son écuyer de grand chemin; il a vu, le premier, ce qu'on pouvait faire avec cette risible histoire do Tassassinat et du guet-epens; il a montré à Bertrand la voie et le but de Rûbert-Macaif^.

C'est grand dommage , comme on voit, que ces deux comédiens se soient séparés, car ils étaient inséparables. Serres appartenait à Frederick par droit de conquête ; il était son fils adoptif ; il était son confident-né ; il ne vivait que de ses inspirations. Ce fut aussi malheureux ^e se-

152 ; FREDÉRIGK-LEMAITRE.

parer Serres de Frederick, que de séparer Frederick de Mme Dorval. Le même art les avait réunis, elle et lui, la même passion, le même drame, le même talent, et réunis, ils formaient un faisceau que rien n'eût pu rompre.

Robert-Macaire devint Tami, le frère, l'inséparable de Frederick. Il le voyait partout, le transportait partout.

Au milieu des représentations de la pièce, arrive l'époque des étrennes.

Pensant causer à ses voisins une agréable surprise, Frederick, le 1" janvier, habille son fils, âgé de six ans, des haillons deMacaire, et l'envoie souhaiter la bonne année à chaque étage de la maison.

Passionné pour son rôle, il s'amusait à en transporter quelques détails à la ville. Un matin, au café de Malte, on lui apporte, après son déjeuner, la carte payante. Il se lève, jette 10 fr. au comptoir et se dispose à sortir.

— Mais la carte est de 10 fr. 50; observe le maître du café.

— Bien I dit l'artiste ; les 50 centimes sont pour le garçon.

FREDERICK-LEM AITRE. i 53

Le théâtre et la caricature ont, depuis, habillé ce mot sous toutes les formes et dans tous les styles ; mais Frederick en est le premier éditeur. On doit lui rendre ce qui lui appartient.

Pendant ce même hiver de 1835, il patinait, sur le bassin du Luxembourg. Quelques promeneuses s'arrêtaient pour admirer la grâce de ses évolutions. Tout à coup Tune d'elles, au moment où il passe dans son voisinage, le reconnaît et lui crie :

— Mes i 5 francs, monsieur Frederick ! Vous avez donc oublié mes 15 francs?

Notre acteur s'arrête. Il aperçoit son ancienne hôtesse du quartier latin, chez laquelle il demeurait, lors du premier engagement à rOdéon.

— Vos 15 francs, madame !... Je vous trouve bien osée, répondit-il avec un calme imperturbable. Sous l'alcôve de ma chambre, dans ma vieille malle, j'ai laissé une vieille perruque. Cette perruque m'avait coûté 25 francs, madame! Vous me redevez un louis; je le ferai prendre chez ATOus un de ces matins. Serviteur!

Il glissa sur son patin gauche et disparut.

Le lendemain Thôlesse touchait son reliquat de compte. Frederick n'avait jamais entendu nier sa dette ; il voulait seulement se donner la satisfaction de jouer Robert-Macaire en plein jour.

Quelque temps après la première représentation de la reprise de Robôrt-Macaire, la pièce paraissait chez Barba.

L'apparition de ce drame en librairie fut la cause d'un procès qui eut un grand retentissement.

Nous avons pu réunir toutes les pièces dudit procès, et nous sommes à même d'en raconter fidèlement les diverses péripéties.

C'est la première fois qu'un jour véritable aura été répandu sur cette piquante affaire.

Barba avait été trouver Frederick, lui demander s'il voulait vendre, avec Tacquiescement de ses collaborateurs, la pièce de Robert^Macaire, Frederick avait consenti.

Témoin ce billet que nous avons sous les yeux.

FRÉDÉRICK-LEMAITRE. i55

Mon cher monsieur Barba, ayez la bonté de me dire

ce que vous voulez décidément faire avec Robert'

Macaire,

Tout à vous,

FrédAriok.

Boulevard Saint-Martin, 8.

Quelques jours après, Frederick partait à Londres, sans avoir rien conclu.

Ne pouvant plus traiter avec Frederick, Bezou, Tun des co-associés de Barba, va trouver son collaborateur Saint- Amant.

Le 8 avril 1835, Tacte suivant était enregistré :

Je soussigné, pour moi et mes collaborateurs^ reconnais avoir vendu à monsieur Bezou, libraire, le droit exclusif d'imprimer et vendre, à tel nombre d'exemplaires que bon lui semblera, la pièce d9 Robert" Macaire^ ladite vente est faite moyennant la somme de quatre cents francs, que monsieur Bezou s'engage à nous payer le Jour de la première représentation de la reprise de cette pièce, jour où nous dbvrons Inî remettre le manuscrit.

Fait double entre nous...

Paris, ce huit avril mil huit cent trente-cinq.

Approuvé récriture^

Saint-Amant.

Bezou.

Le lendemain, second acte dont voici la teneur:

Entre les soussignés :

1<> M. Jean-Nicolas Barba, libraire à Paris, cour des Fontaines, 3, d'une part;

2® M. Henri-Louis Delloye, aussi libraire à Paris, place de la Bourse, 3, d'une part ;

S*» Et M. Pierre-Joseph-Victor Bezou, libraire de même, à Paris, rue Meslay, 84, d'autre part.

Tous trois co-associés dans Teatreprise de la pu* blication de la France Dramatique,

Pl été arrêté ce qui suit :

M. Bezou ayant acquis par acte, QU date d'hier, le manuscrit de la pièce de Rohert-Macaire^ moyennant la somme de quatre cents francs, il est reconnu entre les soussignés que ladite pièce de Bobert^Macaire a été acquise pour le compte de la société existante entre lesdits soussignés.

Fait triple entre nous, à Paris, le neuf avril mil huit

cent trente-cinq.

Barba, Bezou, Delloye.

Les choses en étaient là, signées, paraphées et pour tous dûment et absolument terminées, quand Frederick apprend à Londres la promesse de vente du manuscrit faite par son colla-

FRÉDÉMGK-LEMAITRE. 157

borateur Saint-Âmant. Frederick entre dans une colère olympienne. Il écrit immédiatement à Saint-Amant une lettre dans laquelle il lui interdisait la livraison du susdit manuscrit. Saint- Amant refuse de livrer au jour convenu; les assignations surviennent. M. Bezou assigne les auteurs : Frédérick-Lemaître, Benjamin Antier et Lacoste dit Saint-Amant à remettre, dans les quarante-huit heures pour tous délais, au requérant, le manuscrit de la pièce. Les sociétaires de l'opération pour la publication de 7c? France Dramatique^ autorisent M. Barba à poursuivre. Le manuscrit n'est pas livré. Barba se décide à faire sténographier la pièce, qui est mise en vente quelques jours après.

Frédérick-Lemaître assigne alors M. Barba en police correctionnelle et lui dénonce la liste des témoins justificatifs qui doivent être entendus, entre autres, le sieur Mourier, directeur des Folies-Dramatiques.

L'affaire est appelée le 11 décembre 1835.

Nous donnons, d'après la Gazette des Tribunaux du 18 décembre 1835, le compte rendu de ce curieux procès.

La cause entre MM. Frédérick-Lemaître et Barba, au sujet de la plainte en contrefaçon de Robert-Macaire, avait attiré hier un grand nombre de curieux à la sîifième chambre de police correctionnelle; mais M* Laterrade, pour M. Barba, a demandé la remise à quinzaine*

M* Syrot, pour M. Frédérick-Lemattre, a consenti à cette remise, mais en demandant qu'il fût dès à présent donné défaut contre ledit Barba, sauf à en adjuger le profit à quinzaine. En conséquence, le tribunal donne défaut contre Barba et remet la eause à quinzaine, jour auquel les parties comparaîtront sans nouvelle cita-* tion.

POLICE œRREGTIONNELLE.

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